Archive for February, 2009

Moteur de montage: première analyse

Wednesday, February 25th, 2009

A partir d’un tracé enregistré sur le territoire de Renens, le moteur d’analyse – avec des réglages différents que ceux indiqués dans le post précédent – nous sort ce type de données (extrait):

THIS WALK IS NOT A LOOP
22/01/09 15:22:13 –> 46.53904, 06.58182 : LINEAR
22/01/09 15:22:13 –> 46.53904, 06.58182 : LINEAR
22/01/09 15:22:15 –> 46.53904, 06.58182 : LINEAR
22/01/09 15:22:16 –> 46.53904, 06.58182 : LINEAR
22/01/09 15:22:16 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:17 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:18 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:18 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:19 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:19 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:20 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:20 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:21 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:21 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:21 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:22 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:23 –> 46.53877, 06.58173 : LINEAR
22/01/09 15:22:30 –> 46.53866, 06.58158 : LINEAR
22/01/09 15:22:32 –> 46.53866, 06.58154 : LINEAR
22/01/09 15:22:34 –> 46.53866, 06.58152 : LINEAR, CUT
22/01/09 15:22:34 –> 46.53866, 06.58152 : LINEAR
22/01/09 15:22:35 –> 46.53866, 06.58152 : LINEAR
22/01/09 15:22:36 –> 46.53866, 06.58152 : LINEAR
22/01/09 15:22:38 –> 46.53866, 06.58152 : LINEAR
22/01/09 15:22:41 –> 46.53866, 06.58152 : LINEAR
22/01/09 15:22:43 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:45 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:47 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:47 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:49 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:51 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:51 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:52 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:53 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:53 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:54 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:54 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:55 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:56 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:56 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:56 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:57 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:58 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:58 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:58 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:22:59 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:00 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:00 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:00 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:01 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:02 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:02 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:02 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:03 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:03 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:04 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:04 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:05 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:05 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:06 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:06 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:08 –> 46.53864, 06.58148 : LINEAR
22/01/09 15:23:11 –> 46.53868, 06.58139 : LINEAR
22/01/09 15:23:12 –> 46.53868, 06.58139 : LINEAR
22/01/09 15:23:12 –> 46.53868, 06.58139 : LINEAR
22/01/09 15:23:12 –> 46.53868, 06.58139 : LINEAR
22/01/09 15:23:14 –> 46.53868, 06.58139 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:14 –> 46.53868, 06.58139 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:14 –> 46.53868, 06.58139 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:16 –> 46.53868, 06.58139 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:16 –> 46.53868, 06.58139 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:17 –> 46.53868, 06.58139 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:19 –> 46.53868, 06.58135 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:20 –> 46.53868, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:21 –> 46.53866, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:23 –> 46.53866, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:23 –> 46.53866, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:25 –> 46.53866, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:25 –> 46.53866, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:27 –> 46.53863, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:29 –> 46.53863, 06.58133 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:30 –> 46.53863, 06.58135 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:32 –> 46.53863, 06.58135 : CHAOTIC
22/01/09 15:23:34 –> 46.53863, 06.58135 : CHAOTIC

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Moteur de montage: première mouture

Wednesday, February 25th, 2009

Florian Poulin a bien avancé sur le moteur de montage – ci dessous, les détails du fichier de configuration qui permettent d’ajuster les variables.

# ——————————————————————————
# GENERAL PARAMETERS
# ——————————————————————————

# Nom du fichier dans lequel lire le tracé du marcheur. Le fichier doit contenir
# pour chaque relevé GPS : le timestamp UNIX, la latitude, la longitude et
#l’altitude séparés par un espace), comme dans l’exemple suivant  :
# …
# 1232634081 46.539363 6.581905 475.000000
# 1232634082 46.539352 6.581883 475.000000
# 1232634083 46.539341 6.581862 475.000000
# …
GPS_FILE_PATH    = gps1.log

# ——————————————————————————
# WALKANALYZER PARAMETERS
# ——————————————————————————

# Nom du fichier dans lequel les résultats bruts de l’analyse seront enregistrés
# (notez que ce fichier n’est utile que pour des tests et pour la configuration
# du système).
OUTPUT_ANALYZE   = _analyze.txt

# Paramètres permettant de contrôler l’élimination des trames GPS erronées. Le
# premier permet de spécifier la différence d’altitude maximale tolérée entre
# deux positions GPS (en mètres). Au-delà de cette limite, la trame lue est
# ignorée. Le second paramètre donne la vitesse limite admise entre deux trames
# (en km/h). Au-delà de cette vitesse de déplacement, la dernière trame lue est
# ignorée.
IGNORE_DELTA_ALTITUDE = 30
IGNORE_WALK_SPEED_KMH = 10

# Paramètres permettant de contrôler si le parcours correspond à une boucle ou
# à un aller simple. Un parcours est considéré comme une boucle si la première
# position du parcours coïncide (à un seuil de tolérance près, le premier
# paramètre, donné en mètres) avec l’une des positions connues sur les X
# derniers mètres du parcours (X étant le second paramètre).
LOOP_POSITION_TOLERANCE = 3
LOOP_END_WINDOW_SIZE = 30

# Paramètres permettant de contrôler la détection des portions de parcours
# chaotiques ou linéaires. Pour un point donné, on considère l’évolution du
# tracé sur une portion de tracé entourant le point, et dont la taille est
# donnée par le premier paramètre (en mètres). Sur cette portion de tracé, on
# calcule le rapport entre la distance à vol d’oiseau entre le premier et le
# dernier point, et la distance réelle parcourue. Si ce rapport dépasse la
# valeur du second paramètre, la position est considérée comme chaotique.
CHAOS_WINDOW_SIZE = 15
CHAOS_THRESHOLD   = 0.2

# Paramètres permettant de contrôler la détection des recoupements. Pour chaque
# point du tracé, on contrôle si un futur point du tracé coïncide avec (à un
# seuil de tolérance près, le premier paramètre). Si c’est le cas, un
# recoupement est détecté. Le second paramètre permet de spécifier la taille
# minimum admise pour un recoupement (distance parcourue dans la boucle). Pour
# éviter la détection abusive de recoupements, il faut veiller à conserver ce
# paramètre à une valeur suffisamment élevée.
CUT_POSITION_TOLERANCE = 3
CUT_MIN_LENGTH         = 30

# Paramètres permettant de contrôler la détection des aller-retours. Pour chaque
# point du tracé, on contrôle si ses points successeurs coïncident avec ses
# points prédécesseurs (à un seuil de tolérance près, le premier paramètre).
# Si c’est le cas, un aller-retour est détecté. Le second paramètre permet de
# spécifier la taille minimum admise pour un recoupement (distance parcourue
# durant l’aller-retour). Pour éviter la détection abusive d’aller-retours, il
# faut veiller à conserver ce paramètre à une valeur suffisamment élevée.
RT_POSITION_TOLERANCE = 5
RT_MIN_LENGTH = 30

# ———————————————
# NORMALIZER PARAMETERS
# ———————————————

# Nom du fichier dans lequel les résultats nornalisés seront enregistrés
# (échelle de temps linéaire et regroupement/élimination de périodes de
# chaos/linéarité).
OUTPUT_NORMALIZE = _normalize.txt

# Les données GPS originelles brutes sont reçues à intervalles variables. Le
# normaliseur se charge, à partir de ces données, de reconstruire une échelle
# de temps régulière. Ce paramètre permet de spécifier l’intervalle de temps
# (en secondes) souhaité entre deux valeurs. Notez que suivant l’intervalle, des
# valeurs originales pourront être perdues ou dupliquées.
SCALE_GRAIN_SECONDS  = 1

# Le premier paramètre permet de spécifier la durée minimum admise pour une
# période de chaos ou de linéarité (en secondes). Le normaliseur s’arrange pour
# ne jamais avoir de période de durée inférieur à cette valeur (en aggrandissant
# une période ou en la supprimant). En dessous d’une durée de période limite
# (donnée par le second paramètre) une période est systématiquement supprimée.
MIN_PERIOD_SECONDS   = 30
FORCE_DELETION_UNDER = 10

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Pistes pour la visualisation graphique

Wednesday, February 11th, 2009

Encore quelques liens, en cherchant des projets qui expérimentent autour de la visualisation de données, on tombe sur une grosse collection de projets, dont certains intéressants pour nous.

Visualcomplexity, un site pour démarrer (présentation de beaucoup de projets); Infosthetics, qui se veut “Where form follows data”;
Citymurmur, un projet proche du nôtre, très bien fait – mais j’ai encore de la peine à me raconter des histoires à travers la présentation graphique qui au demeurant est très réussie (cependant, les flux rss qui servent de base ne sont pas accessibles à travers cette interface, c’est dommage);

murmurmadrid     murmurmadrid_modeemploi

Plutôt des pistes esthétiques: historyshots; dreamlines; complexification;
Quelques outils et exemples de manipulation de présentation graphique d’images: glocal; maeve;
Du côté de la cartographie: telegeography; dencity; complexcity; modestmaps;
Et quelques liens venant des statistiques: eigenfactor; grid/plane; gephi;
Projets de recherche ou artistiques: knowledge cartography; sensity – un des multiples projets, les uns plus intéressants que les autres de Stanza (voir par exemple centralcity); faire une image des dialogues d’un film à travers cinematic particles

Je suis retombé sur le projet artistique “Paris ville invisible“…

Il s’en passe des choses…!

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Pourquoi aboutir aussi à un “dispositif générique” ?

Monday, February 9th, 2009

Cette question a été posée quelques fois: ce présent post entend donc donner quelques éléments de réponse quant aux raisons et aux perspectives d’aboutir – en plus de la présentation publique à Renens – à un dispositif générique.

En partant de l’hypothèse de travail (qui est somme toute assez générale), nous avons établi des enjeux artistiques, scientifiques et technologiques. Le but du projet est brièvement résumé dans la page de départ; il est spécifié sur cette page ce que nous entendons par films; nous avons également définis la manière d’y arriver ainsi que le type de résultats que nous visons. Ceci étant posé, nous pouvons résumer nos objectifs de la manière suivante:
-> 1. permettre la présentation publique du dispositif artistique tel qu’il a été pensé dans le cadre du projet de recherche pour l’espace de Renens. C’est la fin de la phase 2, le projet de recherche est officiellement terminé à ce moment là.
-> 2. permettre la présentation publique et l’adaptation d’un dispositif générique dans des cadres d’application à spécifier. Il s’agit ici des phases 3 et ultérieures.

Il faut préciser que pour aboutir à cette présentation publique à Renens, nous nous sommes concentrés sur les aspects essentiels du projet en fixant des priorités de développement; un certain nombre de possibles (spécifiés dans un “catalogue des possibles” qui est en cours d’élaboration) n’aura pas pu être implémenté ni même réellement étudié. Ce serait justement dans le cadre de ce dispositif générique qu’il serait possible d’intégrer les pistes qui nous semblent intéressantes, sans forcément devoir les utiliser dans une présentation spécifique – mais qui peuvent réemerger par la suite dans un autre contexte.
Depuis le début du projet, il a toujours été question de pouvoir présenter le dispositif dans d’autres villes, de pouvoir améliorer (et forcément adapter) le projet à chaque nouvelle présentation – il faut pour cela pouvoir s’appuyer sur des bases solides et paramétrables. Pour y arriver, il faut coller à des standards en vigueur (par exemple pour des méthodes d’import ou de synchronisation de métadonnées), pouvoir rendre compatible le dispositif avec les spécificités locales qui n’ont pas forcément été imaginées (une base de données média déjà existante; une présentation cartographique spécifique; des informations spéciales existant sur ce territoire pouvant avoir un intérêt dans le cadre de la présentation du projet; etc).

Concernant la question de la définition du cadre d’application du dispositif générique (tel que mentionné plus haut en point 2), les pistes suivantes sont considérées pour le moment:
- une version “installation”: calquée sur ce que nous sommes en train de mettre en place pour Renens, il s’agit de pouvoir transposer le dispositif à d’autres villes. Il peut y avoir plusieurs types d’installations: installation avec centralisation temporaire (un espace de départ qui permette de voir les films, les parcours des visiteurs à travers une projection des tracés en temps réel, etc); installation décentralisée illimitée (où l’essentiel se passe à travers un site web et le téléchargement de l’application WE); installation à travers l’utilisation d’écrans urbains existants (les films en train d’être marché sont diffusés sur des écrans publics dans le même espace); installation qui cumule les possibilités énoncées ci dessus;
- une version “performance”: un performeur-monteur sillonne la ville et réalise en temps réel un film que des spectateurs peuvent voir dans une salle de cinéma; il a une connaissance préalable du matériel et l’enjeu est de pouvoir convier les médias désirés dans le flux de montage à travers son parcours physique. Cette version peut se faire à partir de la même base que la version installation (c’est donc cumulable).
- par extension, il est possible d’imaginer une version qui utilise du matériel audio-visuel qui vienne d’une autre source que des tournages spécifiques: des archives; des médias provenant d’un stage / workshop spécifique. Cela implique donc que la finalité artistique soit clairement énoncée au départ (convier le passé via une déambulation; étudier une dimension particulière de l’espace urbain lié à un champs d’étude spécifique, par exemple à partir d’une question sociale, urbanistique etc);
- il serait également imaginable d’utiliser le dispositif dans un cadre plus formaté: lié au patrimoine architectural, à une exposition sur le territoire urbain, pour le tourisme. Il est évident que les enjeux ne sont pas les mêmes (que pour notre version artistique) et donc que le matériel de départ ainsi que la finalité doit se travailler de manière spécifique;
- au bout de ce dispositif se pose la question de l’intégration d’images en provenance du réseau (flicker, you tube etc). Deux raisons à cette question: l’adaptation du dispositif à un espace particulier est très lourde et onéreuse (tournages, indexation etc) – pourquoi pas imaginer ouvrir le geste de la création et de l’indexation des médias à un public actif (cf le crowd-sourcing); la tendance du web actuel va dans cette direction: “sémantisation” des liens (importance croissante des métadonnées), objets (virtuels ou réels) liés au réseau et donc potentiellement intégrables dans un flux d’information (qu’il soit informatif justement ou avec une “plus value” artistique), agrégation de contenus divers dans un nouveau contexte qui soit hautement personnalisable, etc

Les raisons d’ouvrir et de circonscrire d’une manière particulière ce “dispositif générique” sont les suivantes:
- il faut éviter “d’enfermer” le projet dans un cadre artistique trop particulier; pour aboutir à un résultat qui fonctionne, il faut vérifier via des tests que les concepts choisis (intuitivement ou selon une logique liée au contexte de création) sont les bons – et le cas échéant de changer / optimiser le fonctionnement. Si le dispositif est trop précis et fermé au départ, il va être difficile de le corriger ensuite (il est bien entendu que pour effectuer des tests, il s’agit d’être très précis dans les choix – mais il doit être possible de pouvoir faire des changements profonds sans devoir tout refaire);
- dans le même ordre d’idée, nous avons choisi la tendance d’aller à fond dans les détails (liste la plus exhaustive possible de critères à indexer), dans la précision de l’analyse puis du montage (pour pouvoir aboutir à un film qui soit le plus proche possible du parcours effectué, notre concept artistique particulier) – quitte à simplifier après. En schématisant, il faut arriver à un film à la structure claire (une logique compréhensible facilement, comme pour notre visée artistique qui se fonde sur la logique du parcours) et “simple”; la simplicité ne s’acquière pas en simplifiant ou réduisant le niveau de granularité de toutes les étapes mais en orchestrant précisément la complexité… (petit article intéressant au sujet de la complexité);
- afin de pérenniser le concept (incluant le projet artistique), il est préférable de permettre une appropriation du dispositif par d’autres personnes (qui peuvent l’améliorer, trouver de nouvelles combinaisons etc) plutôt que de tenir à l’utiliser de manière trop individuelle. Pour permettre cela, il faut ouvrir ses sources et mettre à disposition un ensemble d’outils qui soient faciles et rapides à mettre en œuvre.
- beaucoup de projets artistiques nouveaux médias restent bloqués au stade de prototypes liés à une vision artistique individuelle; par manque de temps, de moyens ou d’exigence artistique, les résultats sont pas forcément à la hauteur des ambitions ou des envies, et ce qui est souvent de l’ordre de la bonne idée n’est pas forcément vérifiable via un objet artistique par le public… Cette généralité (qui a ses exceptions bien sûr) nous amène à vouloir, comme déjà dit précédemment, d’ouvrir le dispositif afin de permettre à d’autres personnes de l’améliorer le système, sans devoir tout réinventer à nouveau. Le monde des développeurs de logiciels utilise déjà ce type d’ouverture des sources afin d’optimiser et rendre viable un travail particulier; il serait temps que d’autres domaines d’activités puissent s’en inspirer.

Afin de rendre effectif ce qui est développé ci dessus, il s’agit bien de séparer ce qui est de l’ordre du projet singulier, individuel (la vision d’artiste) et ce qui est de l’ordre du projet “générique”, détaché à la base de tout enjeu de validité artistique. En gros, il s’agit de mettre toute son énergie créative et artistique au service de l’adaptation singulière de son concept artistique – et de placer l’énergie de développement dans un outil générique qui permette d’ouvrir le champs d’étude ou d’applications. Il me semble que de faire exister un dispositif qui puisse “vivre sa vie” en parallèle à des version signées et artistiquement défendables n’est pas une insulte à ces dispositifs artistiques…

Il est certain que ce vœux d’ouverture et de réapropriation ne fonctionne pas pour tous les projets et ne peux pas être généralisé de manière aveugle – mais pour les raisons évoquées plus haut, ce projet de recherche me semble être dans la catégorie des projets qui peuvent encore offrir bien des surprises à leurs concepteurs et créateurs…

En résumé, il me semble important d’aboutir à ce dispositif générique afin de donner le plus de chance possible aux diverses adaptations qui sont envisageables au jour d’aujourd’hui.

UF, 09 février 2009

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Liens d’hivers

Sunday, February 8th, 2009

Merci à Pascal pour l’envoi des liens suivants:

Le logiciel Lignes de temps, développé par le centre Pompidou (plutôt un outil d’analyse à posteriori, sur des films existants, mais qui développe une approche intéressante au sujet de la continuité multipiste d’une trame narrative);

Les vidéos de conférences passées accessibles en ligne:
- Mobilisable (novembre à Paris); un site très complet et
- Internet des objets (janvier à Sierre)

et:

Quelques PDF’s avec textes sur la ville augmentée à télécharger sur le site Situated Technologies.

Dans la lignée des questions liées à l’internet des objets, un article sur comment lier et utiliser les données des capteurs existants dans l’espace urbain (Patchube: un “peu comme YouTube, si ce n’est que plutôt que de partager des vidéos, Pachube permet aux gens de partager et contrôler des données temps réel de capteurs connectés à l’internet”).

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Notes et réflexions à partir de la conférence au TechnoArk

Sunday, February 1st, 2009

Nous étions deux (J.F. Blanc et U. Fischer) à suivre le vendredi 30 janvier une conférence au TechnoArk de Sierre, sur le sujet de l’internet des objets. En gros, il s’agissait de réfléchir et de discuter sur le lien entre le réseau virtuel (internet) et les réseaux existants et à venir tissés dans le monde réel à travers les objets – un des liens avec notre projet se situe sur le fait de considérer nos médias comme des objets que nous plaçons et intégrons au monde réel.

Quelques notes en vrac sur les conférences qui ont retenu notre attention. Il y a eu au départ une très bonne conférence de Daniel Kaplan, qui a parlé (entre autres) des points que je retranscris avec une synthèse personnelle:
- informatique furtive / évasive (dans un but de faire place au contenu, de mettre en avant une expérience utilisateur centrée sur le contenu plus que sur la forme) versus informatique exacerbée / revendiquée (dans un  but de réapropriation, démystification). Ces deux tendances plutôt exclusives peuvent utiliser les mêmes fondements (hardware et software) pour amener et permettre une toute autre expérience utilisateur. WE choisit actuellement plutôt l’informatique furtive, tout en permettant une intégration du visiteur / spectateur dans le processus de création du film même afin de lui permettre une appropriation du contenu;
- liens entre les systèmes multiutilisateurs (multiproc; multitâche) et les dispositifs nouveaux qui peuvent avoir plusieurs formes voir plusieurs finalités: il s’agit de ne pas rater ou oublier en chemin les multiples présentation potentielles d’un dispositif (il faut penser multiples et non segmenter à une tâche, une utilité bien particulière). Par exemple l’aggrégation: connections entre systèmes existants; insertion dans une sorte de nouvel organisme qui est l’assemblage entre les nouvelles technologies et le monde réel (ses usages). Autant au niveau de ses potentialités créatives qu’économiques -> penser insertion, intégration, mise en réseau etc…
- responsabilité au  niveau du feedback (permettre une sorte de auto-régulation du système, qu’il puisse s’adapter, vivre et évoluer avec les usages); ne pas exclure l’utilisateur mais l’intégrer de manière personnalisable, qu’il trouve se place…

L’après midi il y a eu la conférence de Jean-Louis Fréchin, un designer français qui insistait sur les points suivants:
- l’importance des sens, du vécu, du rapport organique: un objet, une pratique ne peut pas être juste utilitariste, mais doit permettre la mise en route d’un ensemble de sens afin de pouvoir faire sens…
- le graphisme a une place importante dans cette construction de sens (notre précédent post a déjà indiqué ça) – mais plus précisément à travers le design d’interface. Et les interfaces ne sont plus que logicielles ou que matérielles, mais un mélange / équilibre entre les deux; le design doit aussi rendre compte du processus d’échange (de données, de sens et de sensations) en cours – il a une responsabilité centrale donc;
- d’une certain manière, disait-il, on assiste à une extension du domaine des objets (clin d’oeil à Houellebecq): on peut les inclure, comme dit plus bas, dans un fil (narratif, affectif, sensoriel) – et c’est surtout la dimension “temps” qui vient se rajouter à l’existence “espace” de l’objet à travers le fait qu’il existe de l’objet son passé, son présent et parfois également son futur de manière appréhendable.

Et voici quelques notes sur des réflexions que je me suis faites en rentrant de cette conférence:
- internet des objets: dans le cadre de WE, il faudrait parler d’objets-média (cf la définition du film-objet); c’est vraiment un objet que l’on peut voir en tant que tel, mais qui existe surtout à travers ses attributs (métadonnées) qui ne sont pas appréhendables comme lui (d’un coup d’oeil) et qui permettent de mettre cet objet-média en mouvement (dans le sens de mise en liens, le mouvement narratif);
- > WE: la place du cinéma doit se faire de manière complice et complémentaire à d’autres approches de l’enregistrement (et par ce biais, de “l’augmentation”) du réel: tracé GPS (données strictement insignifiantes en soi, sans contexte et lien avec sa genèse), enregistrement d’une analyse (automatisée, au niveau qualitatif et quantitatif) de données, puis conversion en une chaîne d’objets-média à la causalité maîtrisée;
-> WE: collecte d’informations (nos médias sont, pris indépendamment, qu’informations) – cela pose la question de la transformation d’une suite d’informations en histoire, en quelque chose d’organique, qui fait sens…

et…

- le fait de vouloir apporter une expérience utilisateur au niveau utilitariste uniquement (maîtrise, choix) piloté par des besoins d’ordre commerciaux, est louable, mais dans le fond, impossible ? un pot de yogourt peut il être “amplifié” ? doit-il être mis dans un contexte (une recette par exemple) pour prendre plus de valeur ?
- ça pose la question de notre relation aux choses / extension à la vie -> l’important est maintenant de souligner la perméabilité du processus – on rentre en relation avec quelque chose comme on peut entrer dans une discussion ?
- la face offerte / visible d’un objet n’est pas tout; il y a de plus en plus la connexion des liens invisibles (mais qui deviennent tangibles, exploitables, transformables) qui vient “éclairer” l’objet et lui apporter une valeur supplémentaire;
- notion de liens: finalement, de manière objective tous ces exemples de l’internet des objets n’est qu’une histoire de mise en lien – comment nouer un contexte, fait de choses, d’états sensoriels, de temps et d’espace ?
- spimes = traduction / translation français qui a été proposée: qouq (quoi, où, quand ?). Objets reliés à un contexte et une histoire -> nos médias, placés géographiquement et qui ne peuvent qu’exister dans un tissage temporel (une histoire)…
- qu’y a-t-il de nouveau (et de vertigineux) dans tout ça ? n’y avait-il pas toujours eu des spimes (objets espace-temps) sauf que leur fil (de vie, leur histoire) n’était pas syndiqué (par exemple mis en flux RSS) ?
- cela pose la question à nouveau du côté “maîtrise” et sur-éclairage du réel à travers toutes ces nouvelles possibilités – quelle est le bon équilibre entre suggestion et information ? entre vue d’ensemble et vue partielle ? entre inscription dans un temps complet (passé, présent et futur) et un temps partiel (qu’il soit passé, présent ou futur) ? entre liaison à un contexte donné et liens à d’autres contextes ? etc. Comme piste de réflexion (critique), un article très intéressant de Nicolas Carr;
- au final, quel est le besoin, qu’est-ce qu’on y recherche ? on voit des approches de type marketing qui poussent le bouchon encore plus loin (mais les vraies questions de fond sont également repoussées), des approches “hype” (faire ce que tout le monde fait mais petit peu mieux – les aggrégateurs de services sociaux par exemple), des approches (assez vaines soit dit en passant) de maîtrise de l’humain (savoir diriger le flux de voitures, analyser le comportement d’êtres humains etc), ou comme nous l’essayons, de pouvoir intégrer l’humain dans un processus qui lie plusieurs moments et espaces différents à travers de objets audio-visuels…
-> devenir acteur dans un processus: autant au niveau des concepteurs que des utilisateurs: on peut mettre en place un dispositif plus horizontal, fluide, dynamique…

UF, 1.2.2009

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