SEQUENCES AUDIOVISUELLES

Tournages avril/2009

Le matériel tourné en février a été indexé et ajouté à la base de données. Nous avons tourné avec des approches pluriels en divers lieux. Tournage au cimetière de Renens, en suivant Mr. Ruche responsable du lieu sur une demi-journée de travail, tournage au château de Renens avec une interview de Mr. Christof Burckhardt, tournage avec Florence Guillermin à la zinguerie de Renens, plusieurs interviews de commerçants du centre ville, de même que des interviews chez des privés et des discussions spontanées au café Le Milord (Migros-Pl. du Marché) sur l’avenir de la place. Des images du chantier de la place du Marché ont commencé à être tournées également. Des images ont donc été tournées à l’extérieur de la zone d’expérimentation de juin, le cimetière, et elles seront liée, placées, aux jardins collectifs de la rue Borjod et des jardins familiaux au chemin des Biondes.Suite à ces tournages et pour préciser encore les tournages qui se feront ces prochaines semaines, il a été décidé de se limiter à la zone d’expérimentation de juin, de couvrir les espaces non encore couverts, et de privilégier  une approche volontariste le suivi d’une action, si possible avec déplacement dans le territoire. Les récits enregistrés de manière frontale et statique, (l’utilisation de voix off ne fonctionnant pas encore de manière indépendante dans le système-moteur de montage) on l’a vu sont difficile à lier avec les autres types d’images. Cela n’exclut pas ce type de rapport mais on y reviendra avec la phase 3, et lorsqu’un bilan “artistique/formel“ aura été tiré après la présentation de juin.

Des tournages de UF, NW et FG ont eu lieu début avril dans les zones villas au nord de Renens village, de même que sur la place du marché en chantier et dans les jardins collectifs de la rue Borjod. NW prévoit de retourner dans ces jardins où une dense activité commence à apparaître avec le printemps.

Il a été prévu de s’installer sur place du 30 avril au 4 mai afin de s’immerger plus profondéement. UF, NW et FG passeront donc ces quatre jours sur place, le lieu de domicile restant encore a trouver… Il est dors et déjà prévu d’accompagner la voirie lors d’un de ses tournées, et rdv a été pris avec Mr. Meylan, pépinièriste de père en fils depuis le début du siècle passé le long de l’avenue des Baumettes. Nous espérons également rencontrer une certaine activité le jour de la fête du travail, le 1er mai.

Tournages: 02/2009

Trois journées de tournage sont planifiées les 11, 12 et 13 février. Participeront à ces tournages Florence Guillermin, Ulrich Fischer, Nicolas Wagnières et Thomas Isler. Nous bénéficierons également de l’aide de Aurélie Sprenger, stagiaire à C-Side. Durant ces trois journées, il s’agira de se “répartir“ le territoire sensible, c’est à dire de s’assurer que nous couvrons l’ensemble de la zone test (cette question de la couverture de l’espace peut être encore précisée). Plus précisément, nous allons travailler deux jours en équipe (perche et caméra) et un jour en solo, il s’agirait de: Aller à la rencontre du privé et des intérieurs, itv chez des habitants des zones d’habitation, présentation de leur chez soi, de leur histoire / rencontre et discussion avec Mr. Hofstetter, architecte de la commune sur les chantiers en cours à Renens, le futur / Visite du cimetière de Renens avec un employé communal / Visite de la piscine de Renens / Suivre l’activité d’une demi journée au mini-marché de la gare (produits des Balkans) / Suivre l’activité d’une demi journée chez Meylan pépinièriste / Suivre l’activité à la zinguerie de Renens, de même que chez vetro recycling / Entrevue avec les responsables de la promotion immobilière chez Suisse promotion (chantier Jouxtens/Bugnon). Voici les pistes qui seront traîtées de manière individuelle ou collective durant les trois jours, selon les accords que l’on aura eu.

PHASE 2

Une des questions qui se pose pour approcher le territoire, est : Que filmer ? Que cherche-t-on à montrer de cet espace ?

Les premières approches ont été réalisées sans contrainte artistiques, géographiques, ou thématiques, l’idée étant que chaque réalisateur-trice développe et précise sa propre relation au territoire. Le fait que la base de données audiovisuels soient constituées de fragments hétérogènes est à la base du projet et doit être renforcé. le fait est de constater que nous nous retrouvons pour l’instant avec avec un fort pourcentage d’images du même type, c’est-à-dire de type “observatrice-descriptive“. On le voit les liens commencent à se tisser plus précisément entre les images, les montages et les parcours. Reste à préciser si une contrainte du type géographique (répartition en zone), du type thématique (répartition sociologique), ou du type cinématographique est nécessaire. La réunion de travail de jeudi 20 novembre espère démêler ce noeud.

Les étudiant-es en master ont réalisés des images, qui pourront être intégrées à la base de données, lors d’une semaine d’introduction documentaire au mois d’octobre 2008. Trois groupes étaient constitués et ont tournés chez Bobst, à la Migros, et avec un employé de la commune de Renens.

PHASE 1 (archive)

Imaginaire collectif.

Il y’a différents lieux qui focalisent un rapport à Renens (vu large): Le silo, la gare, certains parcs, bois, la piscine, le quartier de la briquetterie, la place du marché, bibliothèque globe livre, usine Perrier…

Il y’a des personnages: Les anciens propriétaires du château de Renens, la famille Garcia (musiciens), Gilbert Bovay (ancien syndic), Samuel Henry Benjamin Doxa, Girardet, Philippe Mentha,…

Il ‘y a ensuite de certaines “thématiques“ qui émergent : -cyclique (le tram, la passerelle) – migratoire, transitoire (les entreprises, les ouvriers, la gare) “circulatoire“ (fluidité : est-ouest/rupture : nord-sud) inclusion/exclusion (identité spécifique à Renens, Chavannes, Crissier, Ecublens,…en même temps, on ne se rend pas compte du passage d’une commune à une autre)

Propositions d’idées pour d’autres repérages / stratégies narratives – (basées sur une discussion entre GW, PAM, PAL, UF).

- Tournage de nuit (à l’aube ou au coucher de soleil) -> cela permet une plus grande abstraction, de cibler l’attention sur une ambiance qui “sous tend” le lieu, de ne garder que ce qui est fixe et “d’oublier” ce qui est en mouvement, de faire sortir les couleurs etc

- Tournage en mouvement: à pied, caméra embarqué sur vélo, refaire des prises de son avec perche et (bonnette anti-vent + parapluie…) -> faire subir “l’effet cinéma” au lieu: amplifier, contraster, perturber le lieu avec un mouvement classique (travelling latéral) ou décalé (mouvements singuliers)

- Visite chez les gens et/ ou se faire visiter les maisons privés (cf voir le film réalisé sur ce principe par le réalisateur de L’An Zéro), se faire écouter les musiques composées dans les garages ou les chambre d’ados (cf une partie de l’underground, des courants musicaux de Manchester, Liverpool se sont fait dans les garages de pavillons privés) -> faire passer “l’énergie” dont est chargée un espace

- Suivre, s’entretenir avec des personnes ayant un rôle ou une activité qui les amènent à être mobile dans la région de Renens, comme par exemple: des musiciens d’une fanfare ambulante ou d’une orchestre municipal, un livreur de pizza, un taximan, un chauffeur(se) de bus, pompier(e), géomètre, chauffagiste, policier(e), brigade de stupéfiants, détectives privés, ramoneur, ambulancier(e), recruteur de religions diverses voire obscures (genre église évangeliste), vendeurs d’adsl, câble, promeneurs de chiens, babysitter, infirmier, kiné-ostéopathe, SOS médecin, joggeurs du dimanche, chasseurs, croque-morts… des guides de villes (réelles; imaginaires) nous emmènent ailleurs, des vecteurs humains pour redonner une échelle (une profondeur, une mise en abîme, …) singulière au lieu qui nous intéresse.

- L’homme invisible (cf Marco Poloni, lien à venir) comme exemple d’une stratégie narrative qui travaille sur l’invisibilité / l’absence visuelle de l’objet de la narration dans le champs représenté. Transposition dans d’autres médiums (l’inaudible / l’impalpable) -> cela permet de mettre en route un suspens, une recherche, un regard actif… L’autre intérêt de cette stratégie est la réduction / simplification / obsession sur une seule composante de la réalité / représentation de celle ci.

- L’objet invisible -> le comportement / regard générique (cf travail photographique cité par Pascal Amphoux). Trouver des moments / lieux dans lesquels il est possible de capter des postures semblables chez des passants – l’objet de l’attention est hors champs, mais existe véritablement (contrairement à ci dessus).
Exemple: attente au feu rouge, regard levé vers des affichages etc. Le but étant de décontextualiser cette posture et de pouvoir se concentrer juste sur le regard et l’attention (ou le vide).

- Limites -> travailler sur les limites (du territoire, du système)

- etc etc (à compléter)

Outils utilisables:

- Caméra film (super-8 / 16mm -> attention aux frais de peliculle et de labo!)

- Caméra vidéo (SD et HD). Nous aurons à disposition une caméra HVX-200 de Panasonic (du DVCPRO HD)

- Appareil photo

- Enregistreur son professionnel

- Téléphone portable

- Webcam (depuis chez un habitant; mobile)

- Dictaphone

- etc

Leave a Reply