Archive for the ‘Pistes de réflexion’ Category

New points on our path

Saturday, October 29th, 2011
We are in a fast moving world (especially regarding technologies, they evolve all the time, new paradigm change arrive every 6 months – in short, nothing is stable, we are all together on a boat that is carrying us on a trip that nobody is leading really) but we are also “backed” with rigid views on our world (the new has to establish itself as viable economic path before we accept it, our attitude regarding technology is very much tinted with our need to measure, plan and master everything – in short, we want to be sure that this boat belongs to us and follows our orders).

How those two antagonist streams do affect a project like Walking the Edit and our young Company Memoways ? It’s simple: we have to prove that the new ideas are not only theory, but 1) work and 2) bring money in. All that with very little money to begin with.

Our system has proven that it’s working (see Walking the Edit movies or the Smartmap), even with only 20% of the functionalities that we would like to implement.
We have done a lot until now, but it seems that it’s not enough (for many reasons, too long to explicit here). So we have to react to be able to stay on that boat, by bringing our specific, innovative and surprizing ways to “pull” and “push” the memory of this journey…
But to react, we need some more “fuel”: without money it will be very difficult to continue.
So now we have to prove that there can be a viable economic development for this new kind of open and playful interactions with the digital world; as there is no comparable project that has build up a working economic model, we have to project that the value of the individual and singular user experience is the creation of a potential economic value. It is not given, but as many other people try to develop strategies to engage user with a given (story)world, it seems that there is a global movement towards more experience creation on the road to the value creation.

Memoways - as a tool to “play” with our shared audiovisual memory through a personal way of interacting with the digital world – is in short two things: a new conceptual architecture of bridging existing technologies together and the vision of taking this digital world not only as a way to master our real world, but to extend our human needs (food for the body and the soul) to the digital world. And our human needs are not only to be able to go from point A to B as fast as possible or to find the most powerful way to get access to the bank account of a user – we as human being need to be entertained, intellectually and emotionally challenged; in short: to be able to use the available tools (may they be digital or not) to build working and sharable links between our dreams, wishes and desires and our daily reality.

All that being said – what road will we be able to build and what path can we share ?

Read our new roadmap; read here to get the new strategic positioning.
Those are the technical and strategic waypoints – about the more conceptual and artistic branches, we will still continue to work through possible research projects.
There is still so much to research, to try, to play with…

Map, map, map: mindmap !

Thursday, September 22nd, 2011

Ambiance de travail lors du workshop ©Charles Ayats

Voici un des “livrables” du workshop Urban Playground: une mindmap bien touffue, qui en cache d’autres (cliquez sur les branches avec texte rouge et vous passerez sur une autre carte).

Cette mindmap permet de visualiser en vue d’ensemble les concepts et enjeux qui se trouvent sur notre chemin.

Notre chemin: faire des allers retours entre le territoire physique et le territoire numérique, en passant par le territoire hybride…
Une fois que l’on sait par où passer et quel est notre terrain de jeu, on peut commencer à jouer (avec les concepts, les idées, les questions et les amorces de réponses).

Le but est de pouvoir s’aider de cette mise à plat de enjeux et questions pour imaginer, financer et proposer des:
- services innovants (médiation, utilitaires, …)
- projets culturels (artistique, patrimoniaux, historiques, …)
- applications spécifiques (pour personnes à mobilité réduite, AR, …)
- jeux (en réseau, géolocalisés etc)
- …

Nous sommes partis de ce tableau:

Pour arriver à cette carte mentale:

WE à la plage

Monday, January 31st, 2011

Juste après la présentation parisienne, le projet était invité au festival FIPA à Biarritz.
Dans le cadre d’une nouvelle section encore bien marginale, il s’agissait là aussi d’appliquer la “méthode” parisienne de la combinaison théorie et pratique. Dans ce but, nous avons mis en place de manière express (merci à Alexa Andrey pour son endurance) une adaptation en utilisant des vidéos trouvées sur le net et liées à Biarritz d’une manière ou d’une autre: images de touristes, archives, sujets de la télévision sur des faits locaux, tempêtes, animaux sous marins etc…
Sans connaître le territoire, nous avons essayé de trouver et placer des fragments vidéo pour pouvoir raconter le territoire – l’exercice a été intéressant, nous n’avions encore jamais testé l’utilisation de vidéos provenant du web et je vais y revenir avec un billet spécifique.

Par contre, une fois sur place, il a été difficile d’appliquer notre plan: les deux présentations ont été très peu suivies (sur les deux fois il y a eu en tout une petite dizaine de personnes…); il a été difficile de trouver des personnes ayant un iPhone avec la version iOS 4.x et en plus motivées d’aller marcher. Au final, qu’une seule personne a réellement testé (exemple). 3 semaines de travail acharné et totalement volontariste pour ça…
Et c’est pas tout: la présentation du projet dans un hall du Casino, sur un vieux PC portable avec Internet Explorer du siècle dernier: site illisible, inutilisable. C’est comme si on projette un film totalement flou et sans son, et que l’on ne fait rien pour changer ça durant la projection. Mais bon c’est pas grave, c’est juste des web programmes…
Voici une photo de cet écran:

Malgré ces désillusions et le sentiment de total décalage avec les enjeux des autres participants, il y a eu quand même de bonnes rencontres et des discussions intéressantes; et le fait de voir la mer en janvier est toujours agréable !

Ces quelques jours dans l’antre de l’Hadopi et des bonnes vieilles télévisions (qui cherchent une cure de jouvence) m’amène aux remarques suivantes (très sommairement posées; chacune nécessiterait des approfondissements avec un argumentaire plus poussé – c’est un premier jet):

- il y a un sacré décalage de génération qui freine la réelle ouverture vers des nouveaux usages. Les personnes ayant encore le pouvoir incarnent, quoi qu’ils disent, la pensée linéaire et broadcast pas vraiment soluble dans le web et surtout un usage du pouvoir classique (quelques personnes tout en haut qui pensent et décident pour tout le monde, parce que les autres en bas n’en sont pas vraiment capables: le web ok, mais “managé”). Souvent masculins, entre 55 et 65 ans, ils disent clairement ne pas vouloir trop d’autres personnes à leur table (ok, mais seulement s’ils contribuent aux frais);

- les modèles éprouvés ont la peau dure. Le monde change vite (dit-on surtout dans les domaines des nouveaux médias et de l’audio-visuel), mais la manière d’entrer en relation avec ce monde qui bouge reste très traditionnelle. Il y a bien des slogans comme “il faut innover, chercher à investir de nouveaux usages, en être (de ce nouveau monde)”, ou des constatations du retard pris (sur les nouveaux arrivant qui veulent squatter la table bien fournie en bons petits plats cuisinés par les cuisiniers producteurs et réalisateurs). Les quelques projets qui tentent de manière volontariste et courageuse des expériences différentes sont coincés par le cadre du modèle actuel (bien rodé, mais un peu usé) qui veut que:
1) l’on produise des objets et non du projet (la minute unitaire mesurée en taux d’audience vs. l’open source qui se mesure en terme d’usage);
2) le financement s’applique à un résultat visé et non pas à une expérience qui peut évoluer dans le temps (c’est la destination qui est financée puis valorisée au détriment du chemin – ou encore mieux la combinaison complémentaire des deux);
3) on pense court terme et non long terme (la vie des images encore liées aux objets-films qui circulent, de quelques jours ou semaines à la TV à 18 mois pour les projets de cinéma – ou comment intégrer la valorisation d’un projet dans le temps dès le départ ?). Pourquoi fermer le robinet d’un projet web après quelques mois ? Entre le coût de sa mise en place, de démarrage et le coût de suivi, d’entretien, il y a sûrement un équilibrage possible…
4) les tournages et le montage se font toujours de la même manière, alors qu’aujourd’hui les caméras sont bien plus qu’un oeil et une oreille (quid d’un usage artistique des métadonnées, de l’utilisation des autres capteurs GPS, accéléromètre etc au même titre que la profondeur de champs par exemple ?); les bancs de montage ne sont pas seulement des îles peuplées de cowboys-girls solitaires, mais potentiellement des embarcations qui peuvent se lier à d’autres et accoster potentiellement partout…
5) last but not least: la position du spectateur. On le veut plus acteur, lui donner plus de place personnalisable – mais cela implique aussi un partage du pouvoir sur les images et leur manipulation. Est-ce que les réalisateurs, producteurs et ayants droits sont ok de partager un peu plus leur pouvoir avec la perspective de gagner autre chose que le “final cut” (et les droits d’auteur qui vont avec) ?

- le web n’est pas un arbre. Bon, difficile d’en faire un dessin, mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas une structure en arborescence avec des liens figés. Mais pourquoi donc s’entêter à vouloir créer des structures narratives aussi figées et au mieux avec une structure en arborescence avec des liens dynamiques et de plaquer tout ça sur le web ? La (vieille) branche du cinéma et de la télévision dans l’âge du rhizome – comment traduire ?
D’un côté l’argument que le spectateur a envie (voir même besoin) d’être pris par la main (pour diverses raisons) et de l’autre des propositions d’une nouvelle expérience plus englobante, personnelle (multimédia, transmédia). Le prendre par la main pour mieux le perdre ?
L’impression que ça me donne, c’est un peu comme au début du cinéma, où on s’entêtait à travailler le jeu d’acteur comme au théâtre alors que le cinéma permettait de créer de manière fondamentalement différente. Aujourd’hui, on essaye de faire entrer au chausse pied les réflexes cinéma et télévision dans un médium qui est totalement différent; expériences volontaristes pour pouvoir trouver un jour non pas la formule unique (ça c’est sans doute terminé pour toujours, et tant mieux) mais des nouveaux réflexes, des nouvelles méthodes et ingrédients à travers lesquels les images en mouvement peuvent nous prouver qu’elles ont des réserves insoupçonnées ?

- des briques ou du préfabriqué ? Une maison, un aéroport fait avec des briques ou du préfabriqué: avec laquelle des deux solutions on peut construire quelque chose de particulier, de surprenant, de hautement personnalisable ? En plaquant cette question sur le monde audio-visuel, on peut se demander si nous réfléchissons toujours avec les échelles adéquates… Cela va du rapport de tournage (nombre d’heures tournées en comparaison avec les minutes valorisées) à la période de validité des images (consommables jusqu’à…) en passant par l’unité plan (notre brique) vs. la cohérence de la séquence éditorialisée (notre préfabriqué).

To be continued (and resampled)…

Hey, let’s create some coool shit !

Saturday, October 9th, 2010

Voici en résumé le mot d’ordre de la « open vidéo conference » à laquelle j’ai participé à New York les 1 et 2 octobre. Les enjeux : établir des standards ouverts, non commerciaux et libres dans le but de rendre la vidéo « soluble » dans l’internet (et par ricochet de produire un changement aussi profond dans l’industrie des images en mouvement que l’invention du montage il y a plus de cent ans).

Quelques retours sur cette conférence et en « bottom line » quelques considérations sur WE dans le monde réel (vu des USA).

Donc, faisons du coool shit. WTF ? Ah oui, on parle de contenu : les vidéos, les images, ce que nous voulons raconter sur le monde. Ne nous prenons pas trop au sérieux : il faut être coool donc, encore mieux funny, et toujours,  mais vraiment toujours et indépendamment du contenu, entertaining. Faire la révolution, mais coool mec (don’t forget : never get your audience bored).

Sur le fond, pas grand chose à redire : il s’agit de proposer une relation aux médias dans les deux sens (pas seulement une expérience passive, mais également active), permettre le partage et la réappropriation des contenus et de la forme par l’utilisateur, promouvoir tout ce qui est libre, ouvert et évolutif.  Se dire que chacun peut contribuer à sa manière, à son échelle, à l’édification commune d’un ensemble d’interrelations constructives et créatives.

Maintenant, sur la traduction de ces beaux principes dans la réalité. Que voit-on ? Des remix de Mickey ou de Star Wars, des montages hyper-formattés malgré un ton et une ambition politique réelle. On prend les mêmes recettes et on recommence, mais réalisé par des nouveaux acteurs venant d’en bas – voilà la grande nouveauté. Maintenant en tant que fan d’un produit culturel, on ne consomme pas seulement passivement mais on remixe activement en « crowd-sourcing ». Les ayants droits intelligents laissent faire, ils voient bien que ce n’est que de l’eau supplémentaire à leur moulin (et en plus, ils gagnent une attitude coool) ; d’autres, plus rétrogrades et n’ayant pas encore compris les enjeux et ce qu’ils peuvent en retirer font travailler leurs avocats (ça rapporte des $ plus rapidement et clairement que l’attitude coool).

L’échelle de mesure est toujours la masse : l’audimat, les nombres de hits / de lecture d’une vidéo. Tout est calqué sur l’impact mesurable : les premiers arguments qui viennent pour valider un projet, une idée ou un produit est la mesure de la masse de personnes qui a cliqué (ou qui va cliquer, encore plus fun). Cette approche objective a le grand avantage de valider / invalider par l’utilisation réelle.
Maintenant (question à 100’000$), comment est-ce que l’on en arrive à produire des millions de clics ? Là, aucun autre argument vient que ceux mis en exergue ci-dessus : en gros, viser une « fan-base » déjà existante (style l’exemple de Star Wars) soit proposer quelque chose avec un dénominateur commun suffisamment large et consensuel (style les moteurs classiques action, humour, violence, sexe etc). En résumé : on produit la même sauce avec les mêmes ingrédients, mais la recette et les cuisiniers sont toujours différents (et interchangeables, chouette). Au final, ce n’est donc pas si politique que ça, c’est juste que maintenant notre place en haut de la pyramide est moins assurée de durer et l’on peut s’y faire catapulter à la faveur d’un hype planétaire parrainé par des millions de doigts. The American Dream is still living : the great come back and even stronger than before.

Tout ça n’est donc pas nouveau, mais se posent tout de même les questions suivantes :
- la nouveauté : on oppose souvent le « avant » et « après » des nouvelles technologies, en réduisant celles-ci à la manipulation technologique / utilitariste ou en les entourant d’une aura magique. Mais qu’en est-il si l’on arrête de parler de nouveauté et l’on regarde plutôt sous l’angle de la filiation ? (ou du copy & paste pour parler moderne). En somme, de mettre nos gadgets dans la poche et de réfléchir de manière bien critique si la nouvelle forme de entertainment (never get bored again est un autre cri de ralliement) change réellement en profondeur notre relation au réel ? C’est à dire de ne pas mesurer seulement au nombre de clics mais d’estimer aussi l’impact réel une fois l’ordinateur éteint (ou en veille, ok). Ah oui, donc comment prendre le chemin le plus court pour chercher un soda au market du coin ?
- comment le fait de considérer le spectateur comme faisant partie de la chaîne de production  va-t-il se traduire dans les contenus (sorry, le coool shit) ? Si l’on regarde YouTube et consorts, le constat est plutôt affligeant, mais les enjeux ne sont-ils pas justement hors écran ? Dans le travail que l’on fait pour lier les choses, pour tisser un réseau entre notre imaginaire et celui des autres ? Mais là, sorry, ce n’est pas monnayable – passons ;
- pour éviter de sonner comme un grincheux (je déteste ça pourtant), one more thing : il y a le sentiment diffus mais tenace qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion, dans l’assemblée il y a les classiques défenseurs des libertés, les terroristes, les spectateurs qui adorent se faire chatouiller les tripes… mais là où ça devient réellement intéressant est de constater que l’on est pas dans un seul avion, mais dans plusieurs à la fois ! Comment ? Oui, et ils ne vont pas dans la même direction ni à la même vitesse, la seule constante : pas de pilote et surtout pas de destination claire et définie. Sentiment grisant suivi d’un gros coup de fatigue : aie je préfère regarder le film devant moi et que je pilote du bout des doigts, je sais ce que j’ai entre les mains et je ne regarde plus par la fenêtre, juré. (happy end de non grincheux : afficher la carte du vol et de suivre le labyrinthe interminable des voyages parallèles).

Bottom line, quelles sont les implications pour WE ? Il y avait une ambiance automnale avec pluie fine presque horizontale à New York ces jours là, on appelle ça aussi douche froide. Un peu ce qui s’est aussi passé durant la conférence. Welcome in the real world : let’s face it and be terre à terre (le parapluie protégeant de la pluie fine censurait les grattes-ciels new-yorkais).
- comment on valorise et mesure le « produit » final -> comme l’expérience n’est pas monnayable directement (il faut qu’elle soit gratuite), il s’agit donc de produire du trafic, de l’utilisation en masse, il n’y a pas d’autre issue. Relativiser : il faut du temps, ne pas attendre à une levée de doigts en quelques semaines; il faut du temps pour ouvrir l’appétit à des usages nouveaux (aie, ce mot délicat), il faut autant de recettes que d’il y a d’adaptations territoriales et donc rien n’est joué d’avance (dans un sens comme dans un autre) ;
- documentaire vs. fiction -> pas le même effet coool avec des contenus trop docus. Parler de notre quotidien, de notre réalité les pieds dedans mais la tête qui voyage : tendre des arcs narratifs et installer des leviers fictionnalisants. Encore en laboratoire, heureusement, des formes et formules à élaborer et affiner ;
- possible de survivre sans doping  via des stars (name dropping), sujet porteur (cf moteurs libidinaux et identitaires),  exclusivité (valeur par un partenariat prestigieux) ??

Pour terminer, un mot de remerciement à Pro Helvetia qui a soutenu financièrement une partie des dépenses liées à ce déplacement.

To be continued (coool !)

En lien avec le situationnisme, un article dans le Courrier

Saturday, August 28th, 2010

Paru aujourd’hui dans le magazine du journal genevois “Le Courrier”:

article situasionnisme

C’est fou de voir que jusqu’à maintenant aucun journaliste n’a pas annoncer correctement la présentation genevoise – là c’est la palme vu que tout est faux (la date, le lieu qui n’existe pas…). Pour le reste c’est très condensé mais la réflexion sur la perspective historique fait du bien.

Paris – pistes de travail pour le workshop de janvier

Friday, January 1st, 2010

Afin de cadrer le travail à faire durant le workshop, je vais en premier poser quelques objectifs:
-> continuer les repérages sur le terrain, prioritairement dans les zones délimitées (bleue, mais aussi rouge et jaune, cf ce post), faire des images (photographique, vidéo) et de la prise de son (conjointement à la prise d’image). Ce serait bien d’arriver à une centaine de séquences (entre 15 sec et 2 minutes) sur 2 à 3 jours de travail;
-> ce matériel sera immédiatement retravaillé (choix des séquences et images à garder; IN/OUT; rapide étalonnage et filtrage audio), exporté, compressé puis envoyé sur le serveur afin de pouvoir directement indexer le matériel. La base de données accessible via notre CMS est déjà prête pour Paris (voir http://cms.walking-the-edit.net/, mettre user WE; password recherche et lister Paris (sous Renens) puis cliquer sur connexion; il est possible de voir les premières images photographiques dans la base de données en allant sur “Médias”, lister ID>0 pour obtenir toutes les images contenues dans la base). Ce travail nécessite pour la centaine de séquences visée entre 1 et 2 jours;
-> quelques parcours test seront enregistrés avec un iPhone puis envoyés au serveur: il sera dès lors possible de calculer des premiers films à partir des données indexées. La construction de ces films sera encore simple et rudimentaire (recherche du média le plus proche du tracé), mais permettra de se rendre compte de la combinatoire “de voisinage”. Ces films pourraient être visibles sur le site internet du projet (cela dépend de la qualité des résultats). Il ne sera pas encore possible de “marcher” son film en écoutant la bande son en direct – cela suivra pour le printemps 2010.

En résumé, il s’agit donc de faire une première mini adaptation avec une zone réduite et un nombre restreint de médias, permettant de tester la mécanique (notre nouveau moteur de montage) et de faire des premiers tests au niveau du fond (quelle thématique ou sujet choisir) et de la forme (quelles règles de montages pour affiner).

Au niveau des pistes artistiques (quel va être le contenu des films, sur quoi va porter notre attention lors de la création des séquences audiovisuelles), c’est encore relativement ouvert, mais les idées suivantes pourraient être testées et approfondies (attention, ce n’est que des ébauches rapides):
- MOUVEMENT / MOBILITÉ. Le territoire est coupé (incisé) par le périf’; une vraie ligne de bascule, il y a une cassure de rythme et de continuité -> comment ce qui permet le mouvement (la route) coupe ou altère la continuité d’un territoire… De part et d’autre de cette ligne (un “mur” de bruit), la réalité n’est plus du tout la même. Le mouvement des uns en obstacle et au détriment du mouvement des autres; nous ne sommes pas égaux lorsqu’il s’agit de bouger… Maintenant, tout ça est bien théorique – comment “traduire” ces questions en images et sons, joués à travers un mouvement enregistrés sur le territoire ?? Concrètement, les deux ponts piétonniers qui enjambent le périf’ sont intéressants, ne laissent personne indifférent: on pourrait traduire en images/sons comment les personnes vivent ce goulet. Dans les choses à “capter” avec un regard particulier il y a les diverses formes de mobilité douces (marche à pied, vélo, footing etc), mais il s’agit ensuite d’aller plus loin dans l’analyse subjective et la perception des mouvements existants dans cet espace.
- RÊVES / PROJECTIONS. Il y a des populations très différentes vivant dans un même périmètre, séparés par le périf’. J’aimerais bien poser les questions suivantes à des habitants-étudiants de la CIUP et à des habitants de Gentilly: en arrivant ici, est-ce que vous aviez une envie, une rêve particulier qui pouvait se concrétiser ici ? Et comment est ce rêve aujourd’hui, il a changé, ou un nouveau est venu ? Est-ce que ce territoire incite à rêver, à se projeter – envie de changer un lieu, un passage, une ambiance ? Ce genre de questions nécessite du temps de discussion avec chaque personne, sous peine de rester superficiel – le but est d’entendre des voix qui nous racontent des histoires imaginées dans le cadre de leur propre vie, émanant du vécu local. En sous-jacent il y a la question de ce que le territoire permet comme projections, sachant que d’un côté (chez les étudiants) il y a beaucoup de mouvement, les personnes sont “en transit” et que de l’autre, le mouvement est beaucoup plus difficile, et souvent non voulu. Il s’agit donc de confronter les deux réalités via un niveau plus émotionnel et personnel.
- En vrac: le but est aussi de faire quelques entretiens avec des personnes / personnalités vivant dans le coin, sur leur rapport à cet endroit, sur des histoires du lieu, des gens, des ambiances, des images, des mythes etc…
- Selon la lumière, météo etc, faire des images et prendre des sons qui font le portrait de l’endroit filmé, via des détails révélateurs, des situations particulièrement quotidiennes…

Paris – zones de délimitation. Màj

Saturday, December 26th, 2009

Voici une carte avec quelques délimitations provisoires:

- le trait bleu délimite le territoire que nous allons investir; c’est avant tout des “frontières”, pour commencer nous allons nous focaliser sur la zone bleue
- cette zone bleue est le territoire sur lequel nous allons nous concentrer en janvier 2010; plus de précisions concernant le travail à faire dans cette zone suivront
- les deux zones rouge et jaune sont des zones qui peuvent être couvertes à partir de bases de données existantes (cliquer sur le zones pour avoir le détail).
- le trait violet présente la proposition de délimitation pour l’adaptation publique. C’est une base de réflexion, qui sera remaniée en fonction des scénarios d’usages qui vont se définir d’ici le printemps 2010.


Afficher Paris – carte 1 sur une carte plus grande

Schéma – animation

Saturday, May 30th, 2009

De même que pour l’interface du WEphone, Vincent Jacquier a animé le schéma, dont voici une première version:

Schéma – animation

Tout retour critique bienvenu!

UF, 30.05.2009

WEphone – animation

Saturday, May 30th, 2009

Vincent Jacquier a animé notre interface de visualisation du processus de montage visible sur notre WEphone; voici quelques liens:

WEphone-entier (avec téléphone)

WEphone-crop (sans téléphone, pour être simulé directement sur un Iphone)

C’est une premier jet, qui permet de simuler ce qui peut se passer lors d’une ballade. Merci à celles et ceux qui apportent quelques feedbacks et retours critiques !

UF, 30.05.2009

Salle de cinéma

Friday, May 22nd, 2009

En travaillant sur le site web, se pose la question de comment présenter le duo trajet/film dans notre salle de “WEnema”:

projection_toutesbulles

version où l’on voit dans le futur…

projection_videdevant

Version où, comme pour le film, on ne sait pas ce qui arrive…

Il y en a sûrement encore plein d’autres possibles.

UF, 22.05.2009

Graphisme – pistes pour le site web

Friday, May 22nd, 2009

Le chantier du graphisme est complexe – il s’agit de proposer des interfaces claires, intuitives et ayant un même air de famille entre le WEphone et le site web.
De la même manière que pour le WEphone, nous n’aurons pas le temps ni les moyens d’aboutir à une version évoluée et complète du site web d’ici la fin de la phase 2, donc les efforts actuels sont portés sur le fait de déterminer les intentions, les idées et les fonctionnalités que nous aimerions voir sur le site web final.

Dans les grandes lignes, les intentions et envies sont les suivantes:
- le site doit être vivant et modulable, il doit rendre compte à sa manière des enjeux contenus dans le projet (rapport à la mémoire; réapropriation d’un territoire et de médias; auteur collectif; forme de l’inachevé et de l’ouverture, etc). On doit également sentir qu’il s’agit de jouer avec les dimensions spatiales et temporelles: espace réel / espace digital; potentialités d’un espace (réel ou digital); temps multiples (le passé dans le temps réel; le futur à l’horizon du présent; le temps du parcours et le temps du film, etc)
- la place du spectateur: il n’est pas seulement passif mais peut aussi devenir actif – et le but du site est de l’inviter à le devenir. Il s’agit donc d’imaginer plusieurs stratégies qui l’y amènent (marcher son film; commenter les films des autres; éditer des modules etc). Le site comme moteur d’enregistrement de son parcours à travers les liens qui y sont possibles… (d’où l’idée du bouton d’enregistrement qui s’allume sur le logo, cf plus bas)
- degré de personnalisation: découlant de ce qui est développé ci dessus, inviter le visiteur du site d’utiliser celui-ci en combinant les modules et les filtres de recherches selon ses envies. Le site est, d’une certaine manière, un gestionnaire de base de données avec lequel on peut accéder et afficher les informations qui nous intéressent…
- et bien sûr, il faut que le contenu éditorial soit le plus complet et “excitant” possible: il s’agit de parler autant à un public plus large (habitants, touristes d’une ville) qu’à des spécialistes habitués à ce genre d’aventures.

Ce qui est posé actuellement est surtout une grille de base qui est très modulaire; la plupart du temps on a une zone centrale qui peut présenter soit du contenu éditorial soit du contenu “vivant” (les films etc), entourée par une zone verticale et horizontale qui donne des contenus supplémentaires selon le contexte (news; commentaires; films; parcours; modules).

Premier exemple: la homepage.

siteweb_home_mai09

A savoir:
- la zone de menu est encore en évolution; il s’agit de rester sobre, mais actuellement c’est trop neutre et standard (donner plus de “profondeur”, de volume, de hiérarchie).
- En dessous du logo, il y aurait une zone de texte défilant avec un lot de phrases qui décrivent le projet (style “un lieu de rencontre entre l’espace urbain et l’espace digital”; “un dispositif qui permet de générer un film en marchant” etc);
- de la même manière, le texte sous “Le dispositif” change (il y a 3-4 types de textes différents);
- un film, sous forme d’une capture d’écran, est promu en home et donne un exemple avec les commentaires et statistiques sur le résultat escompté;
- on peut filtrer les films affichés via une liste déroulante (actuellement, trié selon le nombre de vues et par date) directement dans l’entête;
- Edit box: c’est l’endroit où on trouvera les fonctionnalités d’édition (notre boite à outils). Elle n’est opérationnelle que si on est loggué (ce qui est possible de faire en tout temps). On pourra y changer / éditer les commentaires que l’on a fait sur les films; si l’on a marché un film, on peut via cette interface ajouter des intertitres au film (en fonction des règles édictées), on peut y concevoir des modules personnalisés (fonction encore très embryonnaire, mais qui permet de concevoir des boites qui présentent de manière imagée des statistiques, par exemple une représentation de la vitesse en rapport avec le nombre de médias, ou les thématiques par rapport aux sujets etc); on peut indiquer les préférences de tri, de recherche etc
Questions ouvertes:
- première ligne de menus: idéalement ne garder que le login et mettre le reste ailleurs…
- permettre de hiérarchiser (via des couleurs, formes ou séparations) les niveaux de contenus (cf ci dessous)

Deuxième exemple: la page du visionnement des films.

siteweb_movie_mai09

Il y a plusieurs idées ici, qui sont assez difficiles de rendre compte sur une image statique:
- le logo prend des couleurs différentes en fonction de la navigation. Il y a deux pistes (encore toutes fraîches, à vérifier et tester):
1) couleurs qui donnent une indication sur le niveau ou le type d’information. Le rond en magenta “s’allume” si on est logué, si l’on enregistre une action (texte, module etc); le premier / détermine les informations éditoriale (textes, extraits image etc) et le double // détermine les “informations collectives” (les films, parcours, commentaires), ce qui est vivant de manière indépendante…
2) couleurs qui donnent l’information du niveau de navigation. Il y a 3 niveaux: la home; le premier niveau de menu; le deuxième niveau de menus.
- il reste également à voir comment on “éteind” notre salle de cinéma (la page qui accueille le duo trajet / film), de manière à pouvoir se concentrer sur l’essentiel, tout en ayant la possibilité d’y voir également quelques statistiques (selon une présentation que l’on peut personnaliser)…

Encore pas mal de travail…!

UF, 22.05.2009

Graphisme – WEphone

Friday, May 22nd, 2009

Il ne sera pas possible d’implémenter les pistes graphique sur notre WEphone pour la fin de cette phase 2 – cependant, il s’agit de pouvoir préciser les intentions et de déterminer les affichages que nous souhaitons (dans un monde idéal, sachant que nous aurons lors de la concrétisation des contraintes techniques).

WEphone mai 09

Les questions qui se posent, que nous n’arrivons pas à résoudre actuellement, sont les suivantes:
- bouton start / stop: pour le moment nous utilisons le logo comme bouton; c’est une bonne idée mais ce n’est pas encore abouti (place sur l’écran ?; comment gérer les états différents ?; utiliser les éléments qui le constituent de manière différenciée ? etc);
- information sur le temps écoulé: il faudrait déterminer une zone de placement d’informations, dans laquelle il sera possible d’afficher des informations diverses (temps écoulé, nombre de médias entendus, kilomètres parcourus etc); prendre comme exemple l’affichage d’informations dans un viseur de caméra… (on peut donc afficher plein d’informations comme aucune);
- légende: très importante pour savoir interpréter celle visualisation, la légende est posée actuellement “par défaut”; il faudrait la traiter de manière spécifique (cf légendes d’une carte), en évitant de la mettre au même niveau que nos bulles – c’est une problématique similaire à l’affichage des informations techniques;
- ligne de temps: le quadrillage en 4 zones est intéressant seulement si c’est repris sur les autres écrans également; on doit sentir que la ligne verticale est le temps présent. La ligne de temps devrait être plus présente à gauche qu’à droite (où elle part en “trompette”…);
- les bulles: il faut mieux arriver à différencier ce qui se passe à droite par rapport à la gauche. Pour schématiser: à droite, le futur, les potentialités -> sensation d’espace, de volume, d’ouverture (idéalement les bulles y sont aussi légères que des bulles de savon) – et à gauche, le passé, l’histoire écrite -> sensation “d’aplatissement”, les choses sont devenus figées dans leur forme, seul le temps garde sa dimension… En discutant avec Pascal Amphoux, nous avons eu l’idée que l’espace à gauche est en 2D, mais avec un mouvement inéluctable de la droite vers la gauche, comme une sorte de tapis roulant sur lui même qui “tire” les bulles dans l’espace de droite (en 3D) vers la gauche, et passé le moment présent (la ligne médiane), applati les médias et les “enfile” sur le fil du temps. Vincent Jacquier est en train de simuler ce processus via After Effects, on devrait avoir une version dynamique prochainement histoire de tester ces idées.

UF, le 22.05.2009