Archive for the ‘Notes’ Category

Background informations about the WE project

Thursday, April 18th, 2013

In this post you will find some complementary information to the english part of the Walking the Edit website.
Walking through some questions, concepts, answers…

Looking back on our way (lessons learned).

Even in a software centric approach, human decision and choices are very important (in the design of the algorithm, for example): the resulting interactions have to create an immersive experience for the user, leading to a complementary approach to storytelling. The resulting “algorithmic movies” should not be taken as replacements to existing “hand made movies”, but as a new narrative continent, where stories unfold through the connections between content, users and places.

The difficulty and the challenges of this project are in finding a right and interesting balance between authorship and (inter)active users, between designing a story and designing a storyworld, between a framed narration and an open experience.

Video-making is not the same anymore. Working in direction of a mainly computational approach (database, metadata & algorithms) is different than creating footage that will be edited by a human, in a traditional way of mastering narration. The way content is created has to be adapted (think heterogenous combinatoric of view points and the value of footage in regard of long term usages); the way content is edited is undergoing a paradigmatic shift (the spatial coverage of videos via a “spaceline” vs. the temporal embedding via a “timeline”); the way content is finally presented and received is also evolving (from a central “here & now” to a networked “everywhere & everytime”, that is furthermore giving a more active place to the viewer, becoming a user)…

In short: all necessary “intelligence” (knowledge) has to be linked to the content (digital documents).

The author is not at the same place anymore. He / she has to take a step back, and see things from “above”. The “story” (what happens) is taking place not through a predefined, editorialized content stream, but through a framed scenography made of interaction possibilities (the UI) and narrative links dynamically made out of the content elements (the database). The responsibility and “value” of the author is therefore not in the “final cut” (closed object), but in his capacity to produce a dynamic community around content and usages.

In the end: the author of the platform is not alone anymore: there are the authors of the content (the video footage) and there are the “authors” of the output (the movie).

Problem setting & “solutions”.

Problems: 

How to create new stories and connect them with our context (place, time and scale) ?

How to get people involved (in a project, in a community, in a place) ?

How to use technology in a way that is focusing on human needs and desires ?

Solutions: 

Focus on the experience. The story is like the destination, and the experience is like the travel. If people are able to travel on their own, they will get engaged, implicated and connected to the final destination: their story.

Use the machine (hard & software) natively. Trying not to reproduce without translation existing mindsets and creative reflexes: the camera as a computer with an eye, the editing software as an algorithmic toolbox and the final screen of the user as a creative device for interactions…

Build your own platform. As at the begin of cinema where creators where building their own cameras (wood, metal & glass), we are now able to build our own “engines” (mainly through software) to create, combine and share content: in iterative and cyclic flows…

Bridge & translate the new technologies to the human scale. Not pixels, nanoseconds and Human Computer Interactions (HCI) through technical devices, but meters, the duration of a individual breath and the whole human body…

In short: use the computers as connected calculators (the content is living and evolving) and not as an amplification machine (the content is closed and simply copied).

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Paris – pistes de travail pour le workshop de janvier

Friday, January 1st, 2010

Afin de cadrer le travail à faire durant le workshop, je vais en premier poser quelques objectifs:
-> continuer les repérages sur le terrain, prioritairement dans les zones délimitées (bleue, mais aussi rouge et jaune, cf ce post), faire des images (photographique, vidéo) et de la prise de son (conjointement à la prise d’image). Ce serait bien d’arriver à une centaine de séquences (entre 15 sec et 2 minutes) sur 2 à 3 jours de travail;
-> ce matériel sera immédiatement retravaillé (choix des séquences et images à garder; IN/OUT; rapide étalonnage et filtrage audio), exporté, compressé puis envoyé sur le serveur afin de pouvoir directement indexer le matériel. La base de données accessible via notre CMS est déjà prête pour Paris (voir http://cms.walking-the-edit.net/, mettre user WE; password recherche et lister Paris (sous Renens) puis cliquer sur connexion; il est possible de voir les premières images photographiques dans la base de données en allant sur “Médias”, lister ID>0 pour obtenir toutes les images contenues dans la base). Ce travail nécessite pour la centaine de séquences visée entre 1 et 2 jours;
-> quelques parcours test seront enregistrés avec un iPhone puis envoyés au serveur: il sera dès lors possible de calculer des premiers films à partir des données indexées. La construction de ces films sera encore simple et rudimentaire (recherche du média le plus proche du tracé), mais permettra de se rendre compte de la combinatoire “de voisinage”. Ces films pourraient être visibles sur le site internet du projet (cela dépend de la qualité des résultats). Il ne sera pas encore possible de “marcher” son film en écoutant la bande son en direct – cela suivra pour le printemps 2010.

En résumé, il s’agit donc de faire une première mini adaptation avec une zone réduite et un nombre restreint de médias, permettant de tester la mécanique (notre nouveau moteur de montage) et de faire des premiers tests au niveau du fond (quelle thématique ou sujet choisir) et de la forme (quelles règles de montages pour affiner).

Au niveau des pistes artistiques (quel va être le contenu des films, sur quoi va porter notre attention lors de la création des séquences audiovisuelles), c’est encore relativement ouvert, mais les idées suivantes pourraient être testées et approfondies (attention, ce n’est que des ébauches rapides):
– MOUVEMENT / MOBILITÉ. Le territoire est coupé (incisé) par le périf’; une vraie ligne de bascule, il y a une cassure de rythme et de continuité -> comment ce qui permet le mouvement (la route) coupe ou altère la continuité d’un territoire… De part et d’autre de cette ligne (un “mur” de bruit), la réalité n’est plus du tout la même. Le mouvement des uns en obstacle et au détriment du mouvement des autres; nous ne sommes pas égaux lorsqu’il s’agit de bouger… Maintenant, tout ça est bien théorique – comment “traduire” ces questions en images et sons, joués à travers un mouvement enregistrés sur le territoire ?? Concrètement, les deux ponts piétonniers qui enjambent le périf’ sont intéressants, ne laissent personne indifférent: on pourrait traduire en images/sons comment les personnes vivent ce goulet. Dans les choses à “capter” avec un regard particulier il y a les diverses formes de mobilité douces (marche à pied, vélo, footing etc), mais il s’agit ensuite d’aller plus loin dans l’analyse subjective et la perception des mouvements existants dans cet espace.
– RÊVES / PROJECTIONS. Il y a des populations très différentes vivant dans un même périmètre, séparés par le périf’. J’aimerais bien poser les questions suivantes à des habitants-étudiants de la CIUP et à des habitants de Gentilly: en arrivant ici, est-ce que vous aviez une envie, une rêve particulier qui pouvait se concrétiser ici ? Et comment est ce rêve aujourd’hui, il a changé, ou un nouveau est venu ? Est-ce que ce territoire incite à rêver, à se projeter – envie de changer un lieu, un passage, une ambiance ? Ce genre de questions nécessite du temps de discussion avec chaque personne, sous peine de rester superficiel – le but est d’entendre des voix qui nous racontent des histoires imaginées dans le cadre de leur propre vie, émanant du vécu local. En sous-jacent il y a la question de ce que le territoire permet comme projections, sachant que d’un côté (chez les étudiants) il y a beaucoup de mouvement, les personnes sont “en transit” et que de l’autre, le mouvement est beaucoup plus difficile, et souvent non voulu. Il s’agit donc de confronter les deux réalités via un niveau plus émotionnel et personnel.
– En vrac: le but est aussi de faire quelques entretiens avec des personnes / personnalités vivant dans le coin, sur leur rapport à cet endroit, sur des histoires du lieu, des gens, des ambiances, des images, des mythes etc…
– Selon la lumière, météo etc, faire des images et prendre des sons qui font le portrait de l’endroit filmé, via des détails révélateurs, des situations particulièrement quotidiennes…

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Communication – article

Wednesday, October 28th, 2009

Suite à une prise de contact par un journaliste de la Tribune de Genève (Luca Sabbatini), un article a été publié le mercredi 21 octobre. Voici une version scannée.

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Financement

Monday, October 26th, 2009

Le projet de recherche financé par le Master Cinéma et la HES-SO étant terminé officiellement depuis septembre 2009, il n’y a donc plus de moyens institutionnels pour développer et améliorer les parties techniques du dispositif.
C’est pourquoi je me suis tourné vers les sources de financements culturels et artistiques (les subventions pour la réalisation de projets artistiques) afin de pouvoir amener le projet artistique à un état présentable publiquement. Sur les 3 demandes envoyées entre fin août et début octobre, j’ai eu 2 réponses positives:
– une subvention du fond “projets interdisciplinaires”
– un prix (aide à la production) du Pourcent Culturel de la Migros
Ces deux sources de financement vont aider à démarrer les chantiers principaux (communication, moteur de montage, application iPhone, graphisme, site web) mais il faudra encore trouver des soutiens supplémentaires. Plusieurs solutions complémentaires sont à l’étude et il faut espérer que la bonne dynamique actuelle va permettre d’accélérer le processus de financement.

Dans le cadre de la présentation à Paris, plusieurs demandes de financements ont été envoyés via l’association Dédale – nous serons fixés d’ici fin 2009 sur les moyens qui seront disponibles pour l’adaptation du projet à Paris.

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Bilan Réseau Compétence Design: ECAL le 7 juillet

Monday, July 20th, 2009

Résumé de la présentation du projet au comité du RCD (réseau compétence design), le 7 juillet 2009 à l’ECAL.

Étaient présents à la réunion de Bilan : Lysianne Léchot-Hirt / Agnès Gelbert-Miermon / Luc Bergeron/ Jean-François Blanc / Thomas Isler / Lionel Baier / Ulrich Fischer / Nicolas Wagnières / Jeanne Macheret / Pascal Amphoux / Daniel Sciboz / Nicolas Goy / Lionel Tardy / Vincent Jacquier / Nastaran Fatemi.

Le matin déjà, Jean-François Blanc, Luc Bergeron et Thomas Isler ont testé le système en allant “marcher“ quelques films autour de l’ECAL. Dés 14.00 Lysiane Léchot et Agnès Gelbert ont marché les leur, et la réunion a donc pu commencer à 14.30.
Une rapide présentation des personnes présentes a précédé le visionnement de quelques films ainsi que de ceux du jour. Nous avons pu discuter des films tout en les visionnant, et une première réaction, malgré l’amélioration du système ces derniers jours, concerne le manque de continuité du son diffusé durant la marche. Nous avons également constaté les problèmes liés à l’éloignement de certains médias choisis par le moteur (par rapport à la position du marcheur) et enfin la récurrence excessive de certains médias choisis. Je rappelle que la présentation s’est ensuite déroulée sur la base du dossier de rendu et de son annexe.
Je ne vais donc pas parcourir l’entier du dossier, mais m’arrêter sur les moments qui ont retenu des débats. Ulrich a commencé par le schéma animé servant à expliciter la complexité du projet à un large public, schéma à propos duquel Lysiane ajoute que la claire distinction de la marche et du montage, de l’urbain et du digital, n’est pas nécessaire. Il a été ensuite rappelé la visée artistique et documentaire recherchée des films en fin de chaîne, que le film doit faire sens en tant que film mais également par rapport au parcours. On n’est pas dans une salle obscure mais le film traîne avec lui le territoire et la marche. Malgré cela, nous avons aussi rappelé notre incapacité à tirer des conclusions sur les hypothèses de base, au vu de l’état actuel du moteur, l’analyse des pistes de recherche n’est donc pas terminée. Par rapport au questionnaire donné en annexe, Lysiane fait remarquer que d’une part le questionnaire est un peu léger, (à qui s’adresse-t-il, à qui s’adresse le projet…?) et que d’autre part elle trouve étrange comme approche que de générer un objet à partir duquel on se demande à quoi il peut servir.
Au niveau de l’application et de la valorisation, Lysiane insiste sur la confusion possible entre la nature des supports, et les supports eux-mêmes ou canaux.
Sur les tournages, Nicolas exprime le fait que la typologie du territoire, dans un premier rapport, peut guider la forme des tournages. Là-dessus, Lysiane rebondit en affirmant qu’il faut justement aller contre cela, faire le forcing et pousser à la complexité en rendant “passionnant“ les lieux “ennuyants“.
A suivi un bref survol de l’indexation par le biais du CMS (sur le net en projection). Il a été constaté que pour l’instant l’indexation dite objective ne servait pas à grand chose. Sur les critères subjectifs, le rapport au rayon d’influence ne fonctionne pas, car les médias longs “écrasent“ les autres. Il est aussi question du manque de critères pouvant servir à qualifier plus précisément le son et notamment des types de paroles, ainsi que sur la question d’un éventuel “prémontage“, ce qui nous ramène à des hypothèses de base non résolues. Sur le montage, il est dit que la vitesse de la marche (ça ne fonctionne pas pour l’instant) n’a pas d’incidence sur la forme même du film mais sur la durée des médias. Luc Bergeron demande si le moteur a une part d’aléatoire dans son mécanisme, et Ulrich rappelle que le montage, contrairement à un montage classique, connaît “la fin“ par le fait de l’analyse différée au terme du parcours.

Là dessus, Lysiane questionne la place du marcheur comme auteur, et comment le sortir d’un rapport premier où il ne ferait que de subir le dispositif…? Quelle logique amène le moteur à comprendre ce que le marcheur fait!
Suite à une courte pause, la présentation reprend avec les distinctions de structure de montage et de structure de parcours, en précisant que l’analyse des parcours se définit en fonction d’évènements signifiants. Sur ces évènements, il est rappelé qu’il n’y là rien de nouveau, et que les questions de bifurcation/recoupement/boucle sont des figures utilisées dans d’autres disciplines, et que c’est bien grâce à elles que l’on peut faire cohabiter et dialoguer l’aspect technique et l’aspect artistique du projet. Il faut produire de l’effet sur le sensible afin de faire émerger le sens.
Lysiane estime que le résonnement par le résultat et pas par le processus est contradictoire avec la notion de recherche, “ça ne me plaît pas donc je change”. Elle aurait favorisé une logique de départ, des médias caractérisés par une indexation pour définir des règles du jeu, qui après permettent de jouer. Si le cinéma peut se faire avec une base de données, la différence ontologique tient aux règles qu’on se donne au départ, pas une appréciation critique sur ce qui est terminé.

Il faut que l’évènement soit signifié par le feedback. Lysiane rappelle l’importance de l’interaction entre le marcheur et le Module, ne pas être esclave!
Sur la programmation, Nicolas Goy est d’avis que beaucoup de temps a été investit dans le traitement des médias et le CMS, et que maintenant que l’on connaît la base, il faudrait passer à l’élaboration d’une architecture nouvelle et robuste. Nastaran ajoute que du point de vue de l’ingénieur, il faut mettre de côté les impératifs artistiques, et pouvoir travailler les règles de manière précise.
En guise de première conclusions Lysiane interroge les retombées en terme d’enseignement: “Qu’avez-vous appris en faisant ce projet?“ Elle propose également la rédaction d’un document beaucoup plus succinct que le dossier et ses annexes, une sorte d’hypothèse sur l’état intermédiaire en fin de phase II, qui ne fasse que revenir sur le projet en précisant l’état de ses enjeux actuels. Il manque également une appréciation des utilisateurs. Enfin elle estime que beaucoup de questions étaient déjà posées l’année passée (en fin de phase I), et que malheureusement trop peu de réponses en terme artistiques ont été données, et qu’il reste encore trop de questions générales. Il faudrait revenir à des questions de départ.
Luc Bergeron estime qu’il serait vraiment dommage de ne pas pouvoir continuer et réellement valoriser l’affaire, techniquement et artistiquement. Comment et dans quel cadre trouver un financement pour cette suite, telle est la question de l’été, qui on l’espère trouvera une réponse concrète.

Nicolas Wagnières

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Document de présentation du projet, avril 2009

Friday, April 24th, 2009

La communication du projet est l’une des choses les plus difficiles et néanmoins importante; voici en PDF un document de 4 pages qui présente le projet de manière succincte. Un autre document, plus long et détaillé, également en PDF.

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Documents de présentation du projet

Thursday, April 9th, 2009

Dans le but de pouvoir communiquer de manière plus efficace et rapide qu’actuellement, il s’agit de pouvoir présenter / distribuer un document avec la base suivante:
– page de garde (synopsis 5 lignes, citation ?, contact)
– schéma (présenté plus bas), pdf à télécharger ici
– page de texte + images / graphisme autour des notions “espace / temps”
– page de texte + images / graphisme autour de “WHO” et “WHAT”
– page de texte: fiche technique, généralités sur le projet, équipe

Le schéma se présente de la manière suivante:

schéma_090409_jpeg

Ce document est destiné à un public plutôt averti (qui veut prendre le temps de se plonger dans le projet): démarchage de la phase 3, partenaires pour la présentation du mois de juin, utilisateurs voulant en savoir plus etc.
Il s’agit également de publier sur le site public (en construction) une version dynamique de ce schéma, qui présente les divers ingrédients du projet de manière dynamique.

UF, 09.04.09

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Pourquoi aboutir aussi à un “dispositif générique” ?

Monday, February 9th, 2009

Cette question a été posée quelques fois: ce présent post entend donc donner quelques éléments de réponse quant aux raisons et aux perspectives d’aboutir – en plus de la présentation publique à Renens – à un dispositif générique.

En partant de l’hypothèse de travail (qui est somme toute assez générale), nous avons établi des enjeux artistiques, scientifiques et technologiques. Le but du projet est brièvement résumé dans la page de départ; il est spécifié sur cette page ce que nous entendons par films; nous avons également définis la manière d’y arriver ainsi que le type de résultats que nous visons. Ceci étant posé, nous pouvons résumer nos objectifs de la manière suivante:
-> 1. permettre la présentation publique du dispositif artistique tel qu’il a été pensé dans le cadre du projet de recherche pour l’espace de Renens. C’est la fin de la phase 2, le projet de recherche est officiellement terminé à ce moment là.
-> 2. permettre la présentation publique et l’adaptation d’un dispositif générique dans des cadres d’application à spécifier. Il s’agit ici des phases 3 et ultérieures.

Il faut préciser que pour aboutir à cette présentation publique à Renens, nous nous sommes concentrés sur les aspects essentiels du projet en fixant des priorités de développement; un certain nombre de possibles (spécifiés dans un “catalogue des possibles” qui est en cours d’élaboration) n’aura pas pu être implémenté ni même réellement étudié. Ce serait justement dans le cadre de ce dispositif générique qu’il serait possible d’intégrer les pistes qui nous semblent intéressantes, sans forcément devoir les utiliser dans une présentation spécifique – mais qui peuvent réemerger par la suite dans un autre contexte.
Depuis le début du projet, il a toujours été question de pouvoir présenter le dispositif dans d’autres villes, de pouvoir améliorer (et forcément adapter) le projet à chaque nouvelle présentation – il faut pour cela pouvoir s’appuyer sur des bases solides et paramétrables. Pour y arriver, il faut coller à des standards en vigueur (par exemple pour des méthodes d’import ou de synchronisation de métadonnées), pouvoir rendre compatible le dispositif avec les spécificités locales qui n’ont pas forcément été imaginées (une base de données média déjà existante; une présentation cartographique spécifique; des informations spéciales existant sur ce territoire pouvant avoir un intérêt dans le cadre de la présentation du projet; etc).

Concernant la question de la définition du cadre d’application du dispositif générique (tel que mentionné plus haut en point 2), les pistes suivantes sont considérées pour le moment:
– une version “installation”: calquée sur ce que nous sommes en train de mettre en place pour Renens, il s’agit de pouvoir transposer le dispositif à d’autres villes. Il peut y avoir plusieurs types d’installations: installation avec centralisation temporaire (un espace de départ qui permette de voir les films, les parcours des visiteurs à travers une projection des tracés en temps réel, etc); installation décentralisée illimitée (où l’essentiel se passe à travers un site web et le téléchargement de l’application WE); installation à travers l’utilisation d’écrans urbains existants (les films en train d’être marché sont diffusés sur des écrans publics dans le même espace); installation qui cumule les possibilités énoncées ci dessus;
– une version “performance”: un performeur-monteur sillonne la ville et réalise en temps réel un film que des spectateurs peuvent voir dans une salle de cinéma; il a une connaissance préalable du matériel et l’enjeu est de pouvoir convier les médias désirés dans le flux de montage à travers son parcours physique. Cette version peut se faire à partir de la même base que la version installation (c’est donc cumulable).
– par extension, il est possible d’imaginer une version qui utilise du matériel audio-visuel qui vienne d’une autre source que des tournages spécifiques: des archives; des médias provenant d’un stage / workshop spécifique. Cela implique donc que la finalité artistique soit clairement énoncée au départ (convier le passé via une déambulation; étudier une dimension particulière de l’espace urbain lié à un champs d’étude spécifique, par exemple à partir d’une question sociale, urbanistique etc);
– il serait également imaginable d’utiliser le dispositif dans un cadre plus formaté: lié au patrimoine architectural, à une exposition sur le territoire urbain, pour le tourisme. Il est évident que les enjeux ne sont pas les mêmes (que pour notre version artistique) et donc que le matériel de départ ainsi que la finalité doit se travailler de manière spécifique;
– au bout de ce dispositif se pose la question de l’intégration d’images en provenance du réseau (flicker, you tube etc). Deux raisons à cette question: l’adaptation du dispositif à un espace particulier est très lourde et onéreuse (tournages, indexation etc) – pourquoi pas imaginer ouvrir le geste de la création et de l’indexation des médias à un public actif (cf le crowd-sourcing); la tendance du web actuel va dans cette direction: “sémantisation” des liens (importance croissante des métadonnées), objets (virtuels ou réels) liés au réseau et donc potentiellement intégrables dans un flux d’information (qu’il soit informatif justement ou avec une “plus value” artistique), agrégation de contenus divers dans un nouveau contexte qui soit hautement personnalisable, etc

Les raisons d’ouvrir et de circonscrire d’une manière particulière ce “dispositif générique” sont les suivantes:
– il faut éviter “d’enfermer” le projet dans un cadre artistique trop particulier; pour aboutir à un résultat qui fonctionne, il faut vérifier via des tests que les concepts choisis (intuitivement ou selon une logique liée au contexte de création) sont les bons – et le cas échéant de changer / optimiser le fonctionnement. Si le dispositif est trop précis et fermé au départ, il va être difficile de le corriger ensuite (il est bien entendu que pour effectuer des tests, il s’agit d’être très précis dans les choix – mais il doit être possible de pouvoir faire des changements profonds sans devoir tout refaire);
– dans le même ordre d’idée, nous avons choisi la tendance d’aller à fond dans les détails (liste la plus exhaustive possible de critères à indexer), dans la précision de l’analyse puis du montage (pour pouvoir aboutir à un film qui soit le plus proche possible du parcours effectué, notre concept artistique particulier) – quitte à simplifier après. En schématisant, il faut arriver à un film à la structure claire (une logique compréhensible facilement, comme pour notre visée artistique qui se fonde sur la logique du parcours) et “simple”; la simplicité ne s’acquière pas en simplifiant ou réduisant le niveau de granularité de toutes les étapes mais en orchestrant précisément la complexité… (petit article intéressant au sujet de la complexité);
– afin de pérenniser le concept (incluant le projet artistique), il est préférable de permettre une appropriation du dispositif par d’autres personnes (qui peuvent l’améliorer, trouver de nouvelles combinaisons etc) plutôt que de tenir à l’utiliser de manière trop individuelle. Pour permettre cela, il faut ouvrir ses sources et mettre à disposition un ensemble d’outils qui soient faciles et rapides à mettre en œuvre.
– beaucoup de projets artistiques nouveaux médias restent bloqués au stade de prototypes liés à une vision artistique individuelle; par manque de temps, de moyens ou d’exigence artistique, les résultats sont pas forcément à la hauteur des ambitions ou des envies, et ce qui est souvent de l’ordre de la bonne idée n’est pas forcément vérifiable via un objet artistique par le public… Cette généralité (qui a ses exceptions bien sûr) nous amène à vouloir, comme déjà dit précédemment, d’ouvrir le dispositif afin de permettre à d’autres personnes de l’améliorer le système, sans devoir tout réinventer à nouveau. Le monde des développeurs de logiciels utilise déjà ce type d’ouverture des sources afin d’optimiser et rendre viable un travail particulier; il serait temps que d’autres domaines d’activités puissent s’en inspirer.

Afin de rendre effectif ce qui est développé ci dessus, il s’agit bien de séparer ce qui est de l’ordre du projet singulier, individuel (la vision d’artiste) et ce qui est de l’ordre du projet “générique”, détaché à la base de tout enjeu de validité artistique. En gros, il s’agit de mettre toute son énergie créative et artistique au service de l’adaptation singulière de son concept artistique – et de placer l’énergie de développement dans un outil générique qui permette d’ouvrir le champs d’étude ou d’applications. Il me semble que de faire exister un dispositif qui puisse “vivre sa vie” en parallèle à des version signées et artistiquement défendables n’est pas une insulte à ces dispositifs artistiques…

Il est certain que ce vœux d’ouverture et de réapropriation ne fonctionne pas pour tous les projets et ne peux pas être généralisé de manière aveugle – mais pour les raisons évoquées plus haut, ce projet de recherche me semble être dans la catégorie des projets qui peuvent encore offrir bien des surprises à leurs concepteurs et créateurs…

En résumé, il me semble important d’aboutir à ce dispositif générique afin de donner le plus de chance possible aux diverses adaptations qui sont envisageables au jour d’aujourd’hui.

UF, 09 février 2009

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Notes et réflexions à partir de la conférence au TechnoArk

Sunday, February 1st, 2009

Nous étions deux (J.F. Blanc et U. Fischer) à suivre le vendredi 30 janvier une conférence au TechnoArk de Sierre, sur le sujet de l’internet des objets. En gros, il s’agissait de réfléchir et de discuter sur le lien entre le réseau virtuel (internet) et les réseaux existants et à venir tissés dans le monde réel à travers les objets – un des liens avec notre projet se situe sur le fait de considérer nos médias comme des objets que nous plaçons et intégrons au monde réel.

Quelques notes en vrac sur les conférences qui ont retenu notre attention. Il y a eu au départ une très bonne conférence de Daniel Kaplan, qui a parlé (entre autres) des points que je retranscris avec une synthèse personnelle:
– informatique furtive / évasive (dans un but de faire place au contenu, de mettre en avant une expérience utilisateur centrée sur le contenu plus que sur la forme) versus informatique exacerbée / revendiquée (dans un  but de réapropriation, démystification). Ces deux tendances plutôt exclusives peuvent utiliser les mêmes fondements (hardware et software) pour amener et permettre une toute autre expérience utilisateur. WE choisit actuellement plutôt l’informatique furtive, tout en permettant une intégration du visiteur / spectateur dans le processus de création du film même afin de lui permettre une appropriation du contenu;
– liens entre les systèmes multiutilisateurs (multiproc; multitâche) et les dispositifs nouveaux qui peuvent avoir plusieurs formes voir plusieurs finalités: il s’agit de ne pas rater ou oublier en chemin les multiples présentation potentielles d’un dispositif (il faut penser multiples et non segmenter à une tâche, une utilité bien particulière). Par exemple l’aggrégation: connections entre systèmes existants; insertion dans une sorte de nouvel organisme qui est l’assemblage entre les nouvelles technologies et le monde réel (ses usages). Autant au niveau de ses potentialités créatives qu’économiques -> penser insertion, intégration, mise en réseau etc…
– responsabilité au  niveau du feedback (permettre une sorte de auto-régulation du système, qu’il puisse s’adapter, vivre et évoluer avec les usages); ne pas exclure l’utilisateur mais l’intégrer de manière personnalisable, qu’il trouve se place…

L’après midi il y a eu la conférence de Jean-Louis Fréchin, un designer français qui insistait sur les points suivants:
– l’importance des sens, du vécu, du rapport organique: un objet, une pratique ne peut pas être juste utilitariste, mais doit permettre la mise en route d’un ensemble de sens afin de pouvoir faire sens…
– le graphisme a une place importante dans cette construction de sens (notre précédent post a déjà indiqué ça) – mais plus précisément à travers le design d’interface. Et les interfaces ne sont plus que logicielles ou que matérielles, mais un mélange / équilibre entre les deux; le design doit aussi rendre compte du processus d’échange (de données, de sens et de sensations) en cours – il a une responsabilité centrale donc;
– d’une certain manière, disait-il, on assiste à une extension du domaine des objets (clin d’oeil à Houellebecq): on peut les inclure, comme dit plus bas, dans un fil (narratif, affectif, sensoriel) – et c’est surtout la dimension “temps” qui vient se rajouter à l’existence “espace” de l’objet à travers le fait qu’il existe de l’objet son passé, son présent et parfois également son futur de manière appréhendable.

Et voici quelques notes sur des réflexions que je me suis faites en rentrant de cette conférence:
– internet des objets: dans le cadre de WE, il faudrait parler d’objets-média (cf la définition du film-objet); c’est vraiment un objet que l’on peut voir en tant que tel, mais qui existe surtout à travers ses attributs (métadonnées) qui ne sont pas appréhendables comme lui (d’un coup d’oeil) et qui permettent de mettre cet objet-média en mouvement (dans le sens de mise en liens, le mouvement narratif);
– > WE: la place du cinéma doit se faire de manière complice et complémentaire à d’autres approches de l’enregistrement (et par ce biais, de “l’augmentation”) du réel: tracé GPS (données strictement insignifiantes en soi, sans contexte et lien avec sa genèse), enregistrement d’une analyse (automatisée, au niveau qualitatif et quantitatif) de données, puis conversion en une chaîne d’objets-média à la causalité maîtrisée;
-> WE: collecte d’informations (nos médias sont, pris indépendamment, qu’informations) – cela pose la question de la transformation d’une suite d’informations en histoire, en quelque chose d’organique, qui fait sens…

et…

– le fait de vouloir apporter une expérience utilisateur au niveau utilitariste uniquement (maîtrise, choix) piloté par des besoins d’ordre commerciaux, est louable, mais dans le fond, impossible ? un pot de yogourt peut il être “amplifié” ? doit-il être mis dans un contexte (une recette par exemple) pour prendre plus de valeur ?
– ça pose la question de notre relation aux choses / extension à la vie -> l’important est maintenant de souligner la perméabilité du processus – on rentre en relation avec quelque chose comme on peut entrer dans une discussion ?
– la face offerte / visible d’un objet n’est pas tout; il y a de plus en plus la connexion des liens invisibles (mais qui deviennent tangibles, exploitables, transformables) qui vient “éclairer” l’objet et lui apporter une valeur supplémentaire;
– notion de liens: finalement, de manière objective tous ces exemples de l’internet des objets n’est qu’une histoire de mise en lien – comment nouer un contexte, fait de choses, d’états sensoriels, de temps et d’espace ?
spimes = traduction / translation français qui a été proposée: qouq (quoi, où, quand ?). Objets reliés à un contexte et une histoire -> nos médias, placés géographiquement et qui ne peuvent qu’exister dans un tissage temporel (une histoire)…
– qu’y a-t-il de nouveau (et de vertigineux) dans tout ça ? n’y avait-il pas toujours eu des spimes (objets espace-temps) sauf que leur fil (de vie, leur histoire) n’était pas syndiqué (par exemple mis en flux RSS) ?
– cela pose la question à nouveau du côté “maîtrise” et sur-éclairage du réel à travers toutes ces nouvelles possibilités – quelle est le bon équilibre entre suggestion et information ? entre vue d’ensemble et vue partielle ? entre inscription dans un temps complet (passé, présent et futur) et un temps partiel (qu’il soit passé, présent ou futur) ? entre liaison à un contexte donné et liens à d’autres contextes ? etc. Comme piste de réflexion (critique), un article très intéressant de Nicolas Carr;
– au final, quel est le besoin, qu’est-ce qu’on y recherche ? on voit des approches de type marketing qui poussent le bouchon encore plus loin (mais les vraies questions de fond sont également repoussées), des approches “hype” (faire ce que tout le monde fait mais petit peu mieux – les aggrégateurs de services sociaux par exemple), des approches (assez vaines soit dit en passant) de maîtrise de l’humain (savoir diriger le flux de voitures, analyser le comportement d’êtres humains etc), ou comme nous l’essayons, de pouvoir intégrer l’humain dans un processus qui lie plusieurs moments et espaces différents à travers de objets audio-visuels…
-> devenir acteur dans un processus: autant au niveau des concepteurs que des utilisateurs: on peut mettre en place un dispositif plus horizontal, fluide, dynamique…

UF, 1.2.2009

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WE à Version Bêta: compte rendu

Monday, December 15th, 2008

Samedi 13 décembre il y a eu la journée expérimentale dans le cadre de la manifestation “Version Bêta” au CIC à Genève – WE étions aussi de la partie avec une présentation de l’état actuel de la recherche. Ce document de présentation a été distribué.
Quelques feedbacks / conclusions provisoires:

– il est difficile de présenter un projet au milieu de son développement – ne pas pouvoir montrer de résultats rend les explications du processus et des enjeux plus compliqué (surtout pour notre projet très touffu);
– c’est pourquoi il serait souhaitable / profitable d’avoir une esquisse (montage vidéo simulation; texte ou animation de présentation; autre forme de présentation du type de résultats visés) qui permettrait lors d’une explication du projet de commencer par la fin. Il était déjà question en fin de phase 1 de faire ce type d’objet, mais le temps a manqué;
– de manière générale, il semble que les principales idées et enjeux du projet ont pu être présentées dans le temps assez serré de 40 minutes, il y a par contre toujours la question de l’équilibre entre les grandes lignes et les détails: le fait d’entrer dans les détails n’est que possible si on y va à fond, ce qui n’était bien sûr pas possible dans ce contexte. Il sera donc préférable pour une prochaine fois d’en rester sur les grandes lignes qu’il faudra synthétiser, tout en envoyant quelques belles formules / images pour donner une idée du potentiel qui se trouve dans les détails…
– en généralisant à partir de quelques discussions où les personnes avaient des doutes sur certains partis pris, j’en suis arrivé à la conclusion que les personnes venant du cinéma avaient de la peine à concevoir le “lâcher prise” de l’auteur (typique de projets dits “ouverts” ou interactifs) alors que les personnes venant plutôt des nouveaux médias ont des difficultés à envisager la nécessité de maîtrise de la complexité (qui vient assez directement de la volonté de maîtriser les étapes de production que l’on connaît au cinéma)… La réalité est bien sûr plus compliquée que cela, mais cette image du projet se trouvant sur aucun des deux territoires tout en revendiquant vouloir utiliser les fondements de chaque partie me semble assez représentative (à l’heure qu’il est, peut-être que dans un an les choses auront bougé).

La journée était assez dense en propositions diverses, j’ai bien aimé la présentation très dynamique et bien menée de Mouna Andraos; le lien que je fais avec le projet WE se situe pour moi au niveau du concept de réapropriation (en l’occurence pour elle d’objets technologiques grand public) – enfin un projet qui se pose la question de permettre (voir de provoquer) un liant – lien actif et ludique entre un individu et son contexte (en l’occurence technologique).

UF 

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