Archive for the ‘Pistes de réflexion’ Category

Graphisme – piste pour l’interface du WEphone

Thursday, April 9th, 2009

En attendant les autres écrans (en cours de réalisation), voici déjà une version (un état) de ce qui fonctionnera sur notre WEphone. il s’agit donc de présenter le processus en cours, c’est donc des visuels qui vont être animés (mouvement de droite à gauche, plus ou moins vite en fonction de la taille des médias: plus ils sont longs, plus c’est lent; plus ils sont courts, plus c’est rapide…)

 WEphone_090409

 

Vue du WEphone: lors du parcours, il est possible de suivre l’évolution du processus de montage en cours. Ici un écran qui montre les thématiques présentes dans le montage (et atteignables sur le territoire); il va y avoir plusieurs présentations de champs de métadonnées qui donneront une indication sur le processus en cours, d’objectiver et d’amplifier l’expérience de la marche génératrice d’un film.
A gauche, le film marché (le passé); au centre, la tête de lecture (le présent); à droite, les médias potentiellement accessibles (le futur).

Plus de vues suivront…

UF 09.04.09

Documents de présentation du projet

Thursday, April 9th, 2009

Dans le but de pouvoir communiquer de manière plus efficace et rapide qu’actuellement, il s’agit de pouvoir présenter / distribuer un document avec la base suivante:
- page de garde (synopsis 5 lignes, citation ?, contact)
- schéma (présenté plus bas), pdf à télécharger ici
- page de texte + images / graphisme autour des notions “espace / temps”
- page de texte + images / graphisme autour de “WHO” et “WHAT”
- page de texte: fiche technique, généralités sur le projet, équipe

Le schéma se présente de la manière suivante:

schéma_090409_jpeg

Ce document est destiné à un public plutôt averti (qui veut prendre le temps de se plonger dans le projet): démarchage de la phase 3, partenaires pour la présentation du mois de juin, utilisateurs voulant en savoir plus etc.
Il s’agit également de publier sur le site public (en construction) une version dynamique de ce schéma, qui présente les divers ingrédients du projet de manière dynamique.

UF, 09.04.09

Point de la situation mars 2009

Friday, March 20th, 2009

Les divers chantiers avancent – voici quelques informations en attendant de pouvoir faire des tests grandeur nature et de pouvoir mettre en ligne des premiers exemples concrets.

-  TOURNAGES: après la première session de 2009 en février, l’équipe de tournage va se remettre au travail de manière individuelle en avril, puis en groupe fin avril; il est prévu une semaine de tournage (avec un week end) sur place courant mai (l’idée est carrément d’habiter sur place afin de pouvoir également filmer de nuit). Le but est de pouvoir faire des images sur tout le territoire (délimitation choisie), sachant qu’il y a déjà beaucoup de matière sur la place du marché ainsi que le long de la rue du Temple (devant l’ECAL). Nous visons un nombre de 3000 à 4000 médias, actuellement nous en sommes à un peu plus de 1300. En outre, nous sommes à la recherche d’un réalisateur / trice supplémentaire, qui pourrait venir nous épauler dans la création de médias audio-visuels durant la période de fin avril-mai. Plus de détails sur la page équipe de réalisation.
- CMS: Lionel Tardy nous a confectionné un outil de cataloguage performant; il est encore en train de l’optimiser et il sera prochainement possible de le mettre en ligne en mode “visiteur” (sans mot de passe, mais aucune manipulation enregistrable). L’accent est actuellement mis sur l’amélioration des automatismes et de l’efficacité du travail, sachant qu’on va devoir gérer quelques milliers de médias… Le gros du travail est effectué par Jeanne Macheret (en collaboration avec les réalisateurs-trices), de la manière suivante: il s’agit d’abord de cataloguer les médias à partir de leurs spécificités propres (caractéristiques objectives et subjectives), puis, une fois qu’il y a une vue d’ensemble (thématique, couverture de l’espace etc), il s’agit d’affiner les choix des combinaisons potentielles (à travers les plans de groupe, les “subjective media set”, la fonction insert/assemble etc). C’est à ce moment là qu’interviennent les réglages du moteur d’analyse et les régles de montage, cf point suivant.
- MOTEUR DE MONTAGE: Florian Poulin de la HEIG va nous fournir pour début avril (précisé lors de la réunion prévue le 7 avril à Yverdon) une version test du moteur de montage (qui contient deux choses: l’analyse du parcours qui vise à déterminer le type de parcours effectué ainsi que les règles de montage qui vont filtrer les médias en fonction d’une liste prédéterminée de champs de métadonnées).
- SERVEUR STREAM: Nicolas Goy a mis en place le serveur de stream, qui va nous permettre d’envoyer les sons mixés sur l’Iphone lors du parcours. Il s’agit d’une méthode flexible qui adapte la qualité (débit envoyé) aux conditions du réseau (données via le 3G); on peut envoyer autant de médias que nous voulons en même temps – mais nous prévoyons de mixer au maximum 4 pistes en même temps. C’est le moteur de montage qui va décider quels médias vont être joués; il faudra encore voir entre l’analyse en temps réel et en temps différé comment on arrive à garder une certaine cohérence, sachant qu’il est plus délicat de couper un média dans la durée en temps réel qu’en temps différé. A noter qu’à partir de fin mars, tous les services liés à la base de données, au CMS, moteur de montage et serveur stream seront hébergés sur un serveur dédié ayant une plus grande bande passante que le serveur actuel; les médias originaux seront toujours stockés à Genève à C-SIDE, mais tout les reste sera sur un serveur dans la région de Lausanne.
- IPHONE: Nicolas Goy va attaquer le logiciel de l’Iphone à partir de début avril – nous allons lui livrer tous les templates et les fonctionnalités nécessaires pour ce moment là; à priori, il serait possible de pouvoir faire des premiers tests avec ce logiciel dès début mai.
- COMMUNICATION: c’est un des chantiers les plus importants, car pour avancer il faut pouvoir faire passer les bonnes informations aux diverses personnes en lien avec le projet, et surtout faire comprendre les enjeux de fond du projet à partir desquels cette personne pourra “rebondir” et s’approprier le projet dans le sens voulu. Nous sommes donc en train de faire un schéma qui puisse présenter le projet “d’un coup d’oeil”; puis d’y ajouter 2-3 pages avec des textes plus descriptifs. A partir de là, Vincent Jacquier va animer le schéma pour aboutir à une présentation dynamique du projet qui pourra servir de communication sur le site ainsi que dans d’autres situations (présentations publiques etc).
- GRAPHISME: Dimitri Delcourt, en parallèle à l’élaboration du graphisme de l’Iphone et de la présentation du projet, fait évoluer la charte graphique pour aboutir pour début avril à une base de travail à partir de laquelle il sera possible de démarrer le prochain grand chantier: le site internet public.
- CATALOGUE DES POSSIBLES: Nicolas Wagnières et Jean-François Blanc ont travaillé sur ce document et terminé une première version qu’il s’agit maintenant d’affiner et surtout de faire fonctionner graphiquement (il s’agit de 5 à 6 pages qui doivent se lire dépliés, donc avec une fonction “accordéon”…).

Plus d’infos tout prochainement.

UF 23.03.2009

Pistes pour la visualisation graphique

Wednesday, February 11th, 2009

Encore quelques liens, en cherchant des projets qui expérimentent autour de la visualisation de données, on tombe sur une grosse collection de projets, dont certains intéressants pour nous.

Visualcomplexity, un site pour démarrer (présentation de beaucoup de projets); Infosthetics, qui se veut “Where form follows data”;
Citymurmur, un projet proche du nôtre, très bien fait – mais j’ai encore de la peine à me raconter des histoires à travers la présentation graphique qui au demeurant est très réussie (cependant, les flux rss qui servent de base ne sont pas accessibles à travers cette interface, c’est dommage);

murmurmadrid     murmurmadrid_modeemploi

Plutôt des pistes esthétiques: historyshots; dreamlines; complexification;
Quelques outils et exemples de manipulation de présentation graphique d’images: glocal; maeve;
Du côté de la cartographie: telegeography; dencity; complexcity; modestmaps;
Et quelques liens venant des statistiques: eigenfactor; grid/plane; gephi;
Projets de recherche ou artistiques: knowledge cartography; sensity – un des multiples projets, les uns plus intéressants que les autres de Stanza (voir par exemple centralcity); faire une image des dialogues d’un film à travers cinematic particles

Je suis retombé sur le projet artistique “Paris ville invisible“…

Il s’en passe des choses…!

Pourquoi aboutir aussi à un “dispositif générique” ?

Monday, February 9th, 2009

Cette question a été posée quelques fois: ce présent post entend donc donner quelques éléments de réponse quant aux raisons et aux perspectives d’aboutir – en plus de la présentation publique à Renens – à un dispositif générique.

En partant de l’hypothèse de travail (qui est somme toute assez générale), nous avons établi des enjeux artistiques, scientifiques et technologiques. Le but du projet est brièvement résumé dans la page de départ; il est spécifié sur cette page ce que nous entendons par films; nous avons également définis la manière d’y arriver ainsi que le type de résultats que nous visons. Ceci étant posé, nous pouvons résumer nos objectifs de la manière suivante:
-> 1. permettre la présentation publique du dispositif artistique tel qu’il a été pensé dans le cadre du projet de recherche pour l’espace de Renens. C’est la fin de la phase 2, le projet de recherche est officiellement terminé à ce moment là.
-> 2. permettre la présentation publique et l’adaptation d’un dispositif générique dans des cadres d’application à spécifier. Il s’agit ici des phases 3 et ultérieures.

Il faut préciser que pour aboutir à cette présentation publique à Renens, nous nous sommes concentrés sur les aspects essentiels du projet en fixant des priorités de développement; un certain nombre de possibles (spécifiés dans un “catalogue des possibles” qui est en cours d’élaboration) n’aura pas pu être implémenté ni même réellement étudié. Ce serait justement dans le cadre de ce dispositif générique qu’il serait possible d’intégrer les pistes qui nous semblent intéressantes, sans forcément devoir les utiliser dans une présentation spécifique – mais qui peuvent réemerger par la suite dans un autre contexte.
Depuis le début du projet, il a toujours été question de pouvoir présenter le dispositif dans d’autres villes, de pouvoir améliorer (et forcément adapter) le projet à chaque nouvelle présentation – il faut pour cela pouvoir s’appuyer sur des bases solides et paramétrables. Pour y arriver, il faut coller à des standards en vigueur (par exemple pour des méthodes d’import ou de synchronisation de métadonnées), pouvoir rendre compatible le dispositif avec les spécificités locales qui n’ont pas forcément été imaginées (une base de données média déjà existante; une présentation cartographique spécifique; des informations spéciales existant sur ce territoire pouvant avoir un intérêt dans le cadre de la présentation du projet; etc).

Concernant la question de la définition du cadre d’application du dispositif générique (tel que mentionné plus haut en point 2), les pistes suivantes sont considérées pour le moment:
- une version “installation”: calquée sur ce que nous sommes en train de mettre en place pour Renens, il s’agit de pouvoir transposer le dispositif à d’autres villes. Il peut y avoir plusieurs types d’installations: installation avec centralisation temporaire (un espace de départ qui permette de voir les films, les parcours des visiteurs à travers une projection des tracés en temps réel, etc); installation décentralisée illimitée (où l’essentiel se passe à travers un site web et le téléchargement de l’application WE); installation à travers l’utilisation d’écrans urbains existants (les films en train d’être marché sont diffusés sur des écrans publics dans le même espace); installation qui cumule les possibilités énoncées ci dessus;
- une version “performance”: un performeur-monteur sillonne la ville et réalise en temps réel un film que des spectateurs peuvent voir dans une salle de cinéma; il a une connaissance préalable du matériel et l’enjeu est de pouvoir convier les médias désirés dans le flux de montage à travers son parcours physique. Cette version peut se faire à partir de la même base que la version installation (c’est donc cumulable).
- par extension, il est possible d’imaginer une version qui utilise du matériel audio-visuel qui vienne d’une autre source que des tournages spécifiques: des archives; des médias provenant d’un stage / workshop spécifique. Cela implique donc que la finalité artistique soit clairement énoncée au départ (convier le passé via une déambulation; étudier une dimension particulière de l’espace urbain lié à un champs d’étude spécifique, par exemple à partir d’une question sociale, urbanistique etc);
- il serait également imaginable d’utiliser le dispositif dans un cadre plus formaté: lié au patrimoine architectural, à une exposition sur le territoire urbain, pour le tourisme. Il est évident que les enjeux ne sont pas les mêmes (que pour notre version artistique) et donc que le matériel de départ ainsi que la finalité doit se travailler de manière spécifique;
- au bout de ce dispositif se pose la question de l’intégration d’images en provenance du réseau (flicker, you tube etc). Deux raisons à cette question: l’adaptation du dispositif à un espace particulier est très lourde et onéreuse (tournages, indexation etc) – pourquoi pas imaginer ouvrir le geste de la création et de l’indexation des médias à un public actif (cf le crowd-sourcing); la tendance du web actuel va dans cette direction: “sémantisation” des liens (importance croissante des métadonnées), objets (virtuels ou réels) liés au réseau et donc potentiellement intégrables dans un flux d’information (qu’il soit informatif justement ou avec une “plus value” artistique), agrégation de contenus divers dans un nouveau contexte qui soit hautement personnalisable, etc

Les raisons d’ouvrir et de circonscrire d’une manière particulière ce “dispositif générique” sont les suivantes:
- il faut éviter “d’enfermer” le projet dans un cadre artistique trop particulier; pour aboutir à un résultat qui fonctionne, il faut vérifier via des tests que les concepts choisis (intuitivement ou selon une logique liée au contexte de création) sont les bons – et le cas échéant de changer / optimiser le fonctionnement. Si le dispositif est trop précis et fermé au départ, il va être difficile de le corriger ensuite (il est bien entendu que pour effectuer des tests, il s’agit d’être très précis dans les choix – mais il doit être possible de pouvoir faire des changements profonds sans devoir tout refaire);
- dans le même ordre d’idée, nous avons choisi la tendance d’aller à fond dans les détails (liste la plus exhaustive possible de critères à indexer), dans la précision de l’analyse puis du montage (pour pouvoir aboutir à un film qui soit le plus proche possible du parcours effectué, notre concept artistique particulier) – quitte à simplifier après. En schématisant, il faut arriver à un film à la structure claire (une logique compréhensible facilement, comme pour notre visée artistique qui se fonde sur la logique du parcours) et “simple”; la simplicité ne s’acquière pas en simplifiant ou réduisant le niveau de granularité de toutes les étapes mais en orchestrant précisément la complexité… (petit article intéressant au sujet de la complexité);
- afin de pérenniser le concept (incluant le projet artistique), il est préférable de permettre une appropriation du dispositif par d’autres personnes (qui peuvent l’améliorer, trouver de nouvelles combinaisons etc) plutôt que de tenir à l’utiliser de manière trop individuelle. Pour permettre cela, il faut ouvrir ses sources et mettre à disposition un ensemble d’outils qui soient faciles et rapides à mettre en œuvre.
- beaucoup de projets artistiques nouveaux médias restent bloqués au stade de prototypes liés à une vision artistique individuelle; par manque de temps, de moyens ou d’exigence artistique, les résultats sont pas forcément à la hauteur des ambitions ou des envies, et ce qui est souvent de l’ordre de la bonne idée n’est pas forcément vérifiable via un objet artistique par le public… Cette généralité (qui a ses exceptions bien sûr) nous amène à vouloir, comme déjà dit précédemment, d’ouvrir le dispositif afin de permettre à d’autres personnes de l’améliorer le système, sans devoir tout réinventer à nouveau. Le monde des développeurs de logiciels utilise déjà ce type d’ouverture des sources afin d’optimiser et rendre viable un travail particulier; il serait temps que d’autres domaines d’activités puissent s’en inspirer.

Afin de rendre effectif ce qui est développé ci dessus, il s’agit bien de séparer ce qui est de l’ordre du projet singulier, individuel (la vision d’artiste) et ce qui est de l’ordre du projet “générique”, détaché à la base de tout enjeu de validité artistique. En gros, il s’agit de mettre toute son énergie créative et artistique au service de l’adaptation singulière de son concept artistique – et de placer l’énergie de développement dans un outil générique qui permette d’ouvrir le champs d’étude ou d’applications. Il me semble que de faire exister un dispositif qui puisse “vivre sa vie” en parallèle à des version signées et artistiquement défendables n’est pas une insulte à ces dispositifs artistiques…

Il est certain que ce vœux d’ouverture et de réapropriation ne fonctionne pas pour tous les projets et ne peux pas être généralisé de manière aveugle – mais pour les raisons évoquées plus haut, ce projet de recherche me semble être dans la catégorie des projets qui peuvent encore offrir bien des surprises à leurs concepteurs et créateurs…

En résumé, il me semble important d’aboutir à ce dispositif générique afin de donner le plus de chance possible aux diverses adaptations qui sont envisageables au jour d’aujourd’hui.

UF, 09 février 2009

Liens d’hivers

Sunday, February 8th, 2009

Merci à Pascal pour l’envoi des liens suivants:

Le logiciel Lignes de temps, développé par le centre Pompidou (plutôt un outil d’analyse à posteriori, sur des films existants, mais qui développe une approche intéressante au sujet de la continuité multipiste d’une trame narrative);

Les vidéos de conférences passées accessibles en ligne:
- Mobilisable (novembre à Paris); un site très complet et
- Internet des objets (janvier à Sierre)

et:

Quelques PDF’s avec textes sur la ville augmentée à télécharger sur le site Situated Technologies.

Dans la lignée des questions liées à l’internet des objets, un article sur comment lier et utiliser les données des capteurs existants dans l’espace urbain (Patchube: un “peu comme YouTube, si ce n’est que plutôt que de partager des vidéos, Pachube permet aux gens de partager et contrôler des données temps réel de capteurs connectés à l’internet”).

Notes et réflexions à partir de la conférence au TechnoArk

Sunday, February 1st, 2009

Nous étions deux (J.F. Blanc et U. Fischer) à suivre le vendredi 30 janvier une conférence au TechnoArk de Sierre, sur le sujet de l’internet des objets. En gros, il s’agissait de réfléchir et de discuter sur le lien entre le réseau virtuel (internet) et les réseaux existants et à venir tissés dans le monde réel à travers les objets – un des liens avec notre projet se situe sur le fait de considérer nos médias comme des objets que nous plaçons et intégrons au monde réel.

Quelques notes en vrac sur les conférences qui ont retenu notre attention. Il y a eu au départ une très bonne conférence de Daniel Kaplan, qui a parlé (entre autres) des points que je retranscris avec une synthèse personnelle:
- informatique furtive / évasive (dans un but de faire place au contenu, de mettre en avant une expérience utilisateur centrée sur le contenu plus que sur la forme) versus informatique exacerbée / revendiquée (dans un  but de réapropriation, démystification). Ces deux tendances plutôt exclusives peuvent utiliser les mêmes fondements (hardware et software) pour amener et permettre une toute autre expérience utilisateur. WE choisit actuellement plutôt l’informatique furtive, tout en permettant une intégration du visiteur / spectateur dans le processus de création du film même afin de lui permettre une appropriation du contenu;
- liens entre les systèmes multiutilisateurs (multiproc; multitâche) et les dispositifs nouveaux qui peuvent avoir plusieurs formes voir plusieurs finalités: il s’agit de ne pas rater ou oublier en chemin les multiples présentation potentielles d’un dispositif (il faut penser multiples et non segmenter à une tâche, une utilité bien particulière). Par exemple l’aggrégation: connections entre systèmes existants; insertion dans une sorte de nouvel organisme qui est l’assemblage entre les nouvelles technologies et le monde réel (ses usages). Autant au niveau de ses potentialités créatives qu’économiques -> penser insertion, intégration, mise en réseau etc…
- responsabilité au  niveau du feedback (permettre une sorte de auto-régulation du système, qu’il puisse s’adapter, vivre et évoluer avec les usages); ne pas exclure l’utilisateur mais l’intégrer de manière personnalisable, qu’il trouve se place…

L’après midi il y a eu la conférence de Jean-Louis Fréchin, un designer français qui insistait sur les points suivants:
- l’importance des sens, du vécu, du rapport organique: un objet, une pratique ne peut pas être juste utilitariste, mais doit permettre la mise en route d’un ensemble de sens afin de pouvoir faire sens…
- le graphisme a une place importante dans cette construction de sens (notre précédent post a déjà indiqué ça) – mais plus précisément à travers le design d’interface. Et les interfaces ne sont plus que logicielles ou que matérielles, mais un mélange / équilibre entre les deux; le design doit aussi rendre compte du processus d’échange (de données, de sens et de sensations) en cours – il a une responsabilité centrale donc;
- d’une certain manière, disait-il, on assiste à une extension du domaine des objets (clin d’oeil à Houellebecq): on peut les inclure, comme dit plus bas, dans un fil (narratif, affectif, sensoriel) – et c’est surtout la dimension “temps” qui vient se rajouter à l’existence “espace” de l’objet à travers le fait qu’il existe de l’objet son passé, son présent et parfois également son futur de manière appréhendable.

Et voici quelques notes sur des réflexions que je me suis faites en rentrant de cette conférence:
- internet des objets: dans le cadre de WE, il faudrait parler d’objets-média (cf la définition du film-objet); c’est vraiment un objet que l’on peut voir en tant que tel, mais qui existe surtout à travers ses attributs (métadonnées) qui ne sont pas appréhendables comme lui (d’un coup d’oeil) et qui permettent de mettre cet objet-média en mouvement (dans le sens de mise en liens, le mouvement narratif);
- > WE: la place du cinéma doit se faire de manière complice et complémentaire à d’autres approches de l’enregistrement (et par ce biais, de “l’augmentation”) du réel: tracé GPS (données strictement insignifiantes en soi, sans contexte et lien avec sa genèse), enregistrement d’une analyse (automatisée, au niveau qualitatif et quantitatif) de données, puis conversion en une chaîne d’objets-média à la causalité maîtrisée;
-> WE: collecte d’informations (nos médias sont, pris indépendamment, qu’informations) – cela pose la question de la transformation d’une suite d’informations en histoire, en quelque chose d’organique, qui fait sens…

et…

- le fait de vouloir apporter une expérience utilisateur au niveau utilitariste uniquement (maîtrise, choix) piloté par des besoins d’ordre commerciaux, est louable, mais dans le fond, impossible ? un pot de yogourt peut il être “amplifié” ? doit-il être mis dans un contexte (une recette par exemple) pour prendre plus de valeur ?
- ça pose la question de notre relation aux choses / extension à la vie -> l’important est maintenant de souligner la perméabilité du processus – on rentre en relation avec quelque chose comme on peut entrer dans une discussion ?
- la face offerte / visible d’un objet n’est pas tout; il y a de plus en plus la connexion des liens invisibles (mais qui deviennent tangibles, exploitables, transformables) qui vient “éclairer” l’objet et lui apporter une valeur supplémentaire;
- notion de liens: finalement, de manière objective tous ces exemples de l’internet des objets n’est qu’une histoire de mise en lien – comment nouer un contexte, fait de choses, d’états sensoriels, de temps et d’espace ?
- spimes = traduction / translation français qui a été proposée: qouq (quoi, où, quand ?). Objets reliés à un contexte et une histoire -> nos médias, placés géographiquement et qui ne peuvent qu’exister dans un tissage temporel (une histoire)…
- qu’y a-t-il de nouveau (et de vertigineux) dans tout ça ? n’y avait-il pas toujours eu des spimes (objets espace-temps) sauf que leur fil (de vie, leur histoire) n’était pas syndiqué (par exemple mis en flux RSS) ?
- cela pose la question à nouveau du côté “maîtrise” et sur-éclairage du réel à travers toutes ces nouvelles possibilités – quelle est le bon équilibre entre suggestion et information ? entre vue d’ensemble et vue partielle ? entre inscription dans un temps complet (passé, présent et futur) et un temps partiel (qu’il soit passé, présent ou futur) ? entre liaison à un contexte donné et liens à d’autres contextes ? etc. Comme piste de réflexion (critique), un article très intéressant de Nicolas Carr;
- au final, quel est le besoin, qu’est-ce qu’on y recherche ? on voit des approches de type marketing qui poussent le bouchon encore plus loin (mais les vraies questions de fond sont également repoussées), des approches “hype” (faire ce que tout le monde fait mais petit peu mieux – les aggrégateurs de services sociaux par exemple), des approches (assez vaines soit dit en passant) de maîtrise de l’humain (savoir diriger le flux de voitures, analyser le comportement d’êtres humains etc), ou comme nous l’essayons, de pouvoir intégrer l’humain dans un processus qui lie plusieurs moments et espaces différents à travers de objets audio-visuels…
-> devenir acteur dans un processus: autant au niveau des concepteurs que des utilisateurs: on peut mettre en place un dispositif plus horizontal, fluide, dynamique…

UF, 1.2.2009

Graphisme – quelques liens

Thursday, January 29th, 2009

Après les discussions autour de la présentation du processus en cours sur l’Iphone, voici quelques exemples de projets artistiques donnant quelques perspectives…

Sans doute la plupart d’entre vous connaît déjà Golan Levin, voici quelques exemples de son travail:

Un film QuickTime d’un projet qui vise à présenter des liens de contenu entre des blogs: Dumpster

Et un autre exemple, présentant une interactivité entre un mouvement et une représentation graphique de celui-ci:


Motion Traces (A1 Corridor) by Tmema + AEC from Tmema on Vimeo.

Sur le site WeFeelFine, une autre présentation graphique du contenu des blogs mondiaux…

Et pour finir, un article qui met en avant les enjeux de la présentation des données via le graphisme.

Graphisme – pistes pour l’interface du site web

Tuesday, December 16th, 2008

Vincent Jacquier a pu avancer sur une nouvelle version graphique du site web, dont voici 2 exemples:

site web_visionnement films_1

Il s’agit de la page “visionnement du film”

site web_visionnement films_2

La même page mais en mode lecture – le fond s’estompe et on peut mieux se concentrer sur le film et la carte.

A suivre.

Graphisme pour l’Iphone (le WEphone)

Friday, December 12th, 2008

Vincent Jacquier a travaillé sur l’interface graphique de l’Iphone dont voici quelques screenshots provisoires:

Iphone_départ    Iphone_thematics    Iphone_thematics_2    Iphone_trace_enregsitrement    Iphone_trace_couleurs     Iphone_edition_trace     Iphone_help

Le détail des fonctionnalités:

Trajet
> Nouveau trajet (on arrive sur carte avec bouton start-stop)
> Vision données du trajet actuel (vitesse, distance, temps, date)
> Edition des films marchés (donner nom perso, effacer, voir trajet sur carte)
> Avancé: uploader trajets sur serveur (si c’est pas fait automatiquement après avoir appuyé sur stop)

Carte
> Réglages carte
> nom des rues (on/off)
> Réglages métadonnées (affichage médias sur la carte)
> nom artistique des médias (on/off)
> liste des thèmes (choix sur liste déroulante)
> liste des postures (choix sur liste déroulante)
> liste des villes (choix sur liste déroulante)
> liste des tags (choix sur liste déroulante)
> Avancé: mettre à jour métadonnées avec serveur (synchro)

Information
> mode emploi rapide
> FAQ
> contact help

Réglages utilisateur
> Nom utilisateur
> Nom des films par défaut

 

En aparté: si on appelait notre module embarqué sous le doux nom de WEphone ? (on passe du “je” au “nous”, ce qui fait sens non ?)…

Cela donne aussi d’autres combinaisons comme: MobileWE; les WEapps; les WEmovie(s)… remettre le collectif au milieu du village ? woui ?

Bon on va redevenir sérieux en 2009.

Point de la situation fin 2008

Monday, December 8th, 2008

Cela devient une habitude, voici le point de la situation des divers chantiers en cours.

- Groupe “concept”:  composé de Jean-François Blanc, Pascal Amphoux, Nicolas Wagnières, Daniel Sciboz, Jeanne Macheret et Ulrich Fischer, ce groupe s’est réuni 4 fois depuis septembre afin de poser les bases conceptuelles pour tous les développements techniques, de définir le cadre de la recherche ainsi que de déterminer plus précisément les résultats escomptés. Pour l’heure il n’y a pas encore des résultats concrets à publier, mais après la dernière réunion de l’année (les 18 et 19 décembre) nous espérons pouvoir poser des bases solides concernant la manière d’indexer les données (liste de thèmes, sujets, tags etc), de définir une manière d’analyser les tracés (repérer des formes de parcours afin de définir la / les formes de montage) pour au final pouvoir aboutir à un équilibre “savant” entre l’analyse purement statistique et formelle et des règles de montage.

- Tournages: il n’y a pas eu beaucoup de tournages ces derniers temps, mais on a mieux défini le cadre de travail. Les grandes lignes sont: définition des lieux prioritaires (cf cette page), préciser les approches individuelles (à compléter sur cette page), nommer les types de plans manquants à l’heure actuelle (nous avons effectivement beaucoup d’images dites “contemplatives” -> nous devons plus nous impliquer et interagir avec ce qui se passe devant l’objectif); etc.

- Montage / indexation: Jeanne Macheret a fait le tour des médias existants (pas encore les photographies), elle a dérushé et digitalisé toutes les nouvelles images tournées (également celles produites par les étudiants Master Cinéma); actuellement elle s’occupe de produire des fichiers audio (spécifiquement pour l’Iphone) et de faire de l’ordre dans la liste des tags. Les chantiers ouverts: trouver un workflow pour l’intégration des images photographiques (avec coordonnées GPS intégrées), de garder un maximum les métadonnées sur toute la chaîne (tester avec d’autres logiciels que Final Cut afin de définir une méthode de travail idéale). Mais le gros du travail pourra démarrer avec le cms nouveau…

- CMS: Lionel Tardy est en train de travailler sur une version améliorée du CMS à partir de la nouvelle structure de base de données confectionnée par l’équipe de la HEIG. Normalement cette nouvelle version sera disponible pour tests fin janvier.

- Moteur d’analyse et de montage: L’équipe de la HEIG va attaquer ce gros morceaux dès début janvier afin de pouvoir tester une première version d’un moteur de montage pour la fin février.

- Iphone: Nicolas Goy a préparé presque toute l’ossature logicielle pour pouvoir tester en conditions réelles: analyse du trajet et mixage audio; présentation des données via des claques de métadonnées (nos “muages”). La grosse question actuellement consiste à déterminer si nous faisons passer un maximum de choses sur un serveur distant ou gardons les processus en local sur l’Iphone – en somme que l’Iphone envoie les données GPS via un canal data à un serveur qui fait tout le processing puis renvoie un flux audio déjà mixé au téléphone. Nous allons donc être dépendants de la solidité des réseaux de téléphonie, mais cela permet une plus grande souplesse (tout est centralisé sur un serveur) et puissance de calcul (sur ce point l’Iphone n’est pas très musclé…).

- Graphisme: Vincent Jacquier va retravailler les propositions graphiques faites pour l’Iphone et préparer une ossature graphique pour le site web public; une réunion au sujet de la charte graphique est prévue le 18.12 en milieu d’après midi.

- En vrac, les chantiers à venir: organisation de la présentation publique à Renens en juin 2009 (coordination avec la Mairie ainsi qu’avec Stéphane Blok et Daniel Demont qui vont également présenter un projet artistique lors du “festimix”); le site web public (donc autant les fonctionnalités de présentation de films marchés ainsi que la refonte des deux site actuels – le blog et le site ouvert); tournages encore et encore; tests à partir du moteur de montage; mises à jour de l’état de la recherche (ce point n’est pas à sous-estimer, ce d’autant plus qu’il y a le français et l’anglais en paralèlle); et puis également de préparer la phase 3 (valorisation, présentations publiques dans d’autres villes etc)…

Une belle et intense année 2009 qui s’annonce !

UF

Graphisme pour l’Iphone

Thursday, November 13th, 2008

Vincent Jacquier a fait des premiers essais d’interfaces pour l’Iphone, voici quelques exemples:

Iphone menu start

 Menu de départ
4 boutons principaux:
1) enregistrement
2) réglages de la carte
3) help – informations
4) paramètres utilisateur

Iphone menu start suite

 Paramètres utilisateur
Ce profil est entré à priori au départ sur un ordinateur

Iphone avec trace

Parcours entamé avec données du parcours

 Iphone avec trace suite

  Réglage des layers (affichage des médias)
La liste des affichages est en cours.

Iphone carte

 Carte avec parcours seul et position actuelle

 

 La carte dans le fond est constituée de multiples images raster carrées, les ronds (layers) seront calculés en fonction des besoin et des informations dans la base de données et affichées par dessus la carte. Il sera possible prochainement de faire des tests grandeur nature.