Archive for the ‘Présentations’ Category

Retours d’ascenseur

Tuesday, February 8th, 2011

Workshops Friday

© by Ivo Näpflin

Les quelques jours d’une présentation “à domicile” dans le cadre de la conférence Lift ont été très denses:
- nous avons pu assurer une présence durant les 3 jours grâce à la disponibilité de David et de Alexa; il a été en tout temps possible à des curieux d’emprunter notre iPhone avec l’application WE et de faire un tour dans le quartier;
- sur les personnes qui sont passées demander des informations sur le projet, environ la moitié a été “marcher” un film;
- il y a eu quelques discussions et réactions très intéressantes, avec à chaque fois une marque d’intérêt prononcée sur le potentiel du dispositif – peut-être que l’une ou l’autre de ces discussion pourra aboutir sur une adaptation ou application concrète…
- le workshop était presque plein – les deux heures à disposition ont juste suffi à présenter le projet et réfléchir ensemble sur les questions que soulève le projet. Le principal se fera sans doute par la suite, grâce aux contacts qui ont pu être fait à cette occasion.

Il y avait une ambiance très intense au CICG, et les quelques conférences que j’ai pu suivre (Etienne Mineur, Kevin Slavin ou Hasan Elahi) étaient d’un très haut niveau, très bien “produites” et posant des questions intéressantes (dont certaines sont bien en résonance avec notre projet WE).

Quelques constatations généralisantes par rapport à la réception du projet WE dans un tel cadre:
- les personnes qui arrivent à entrer le plus rapidement dans le projet et qui projettent aussi leurs propres adaptations ou applications sont majoritairement des personnes qui ont un profil ou cursus professionnel polyvalent: ils arrivent à lier la dimension émotionnelle avec la technique tout en voyant l’intérêt dans le processus de mémoire jouée à de multiples niveau sur un territoire donné. La curiosité n’est pas tout – il y a aussi le fait de considérer que dans toute expérience qui peut “prendre racine” il devrait y avoir un équilibrage et surtout complémentarité entre les divers muscles et organes sensitif dont nous sommes constitués;
- les personnes spécialisées ne voient souvent qu’un seul aspect et essayent de faire entrer le dispositif dans un “moule” déterminé et connu – et là évidemment le projet sonne absurde. C’est finalement assez répandu et se passe autant dans les domaines scientifiques, qu’artistiques ou économiques (ce n’est pas réservé à un type de métier ou d’activité). La grande question est de savoir comment ouvrir une porte pour susciter des réactions qui peuvent donner envie à “marcher”…
- il y a souvent eu les questions “à quoi ça sert?” et “qu’est-ce que ça peut rapporter” ? C’est un peu comme poser la question “à quoi sert un livre; un film ?”, donc une question qui est à priori sans réponse objective possible; concernant la question d’une viabilité économique, c’est encore très difficile de répondre avec des modèles précis et basés sur des chiffres. Sans doute qu’il n’y aura que des réponses spécifiques liées à chaque adaptation particulière – on verra avec le temps. Mais il y a aussi la question d’une rentabilité dans le moyen terme lié surtout à des usages très personnalisables, avec des retours financiers qui ne sont pas forcément directs. Et là, les acteurs économiques poids lourds cherchent eux aussi comment se placer dans ce flux de données et de modèles de plus en plus brassé qui commence à échapper à tout le monde…

WE, un tour à LIFT

Tuesday, February 1st, 2011

Cette semaine retour à Genève (après Paris et Biarritz), mais changer de quartier et sans doute d’étage: à la conférence LIFT, le projet WE va prendre une double existence:
- dans le Lift Experience: possibilité d’installer l’app WE pour iPhone, de recevoir en prêt un iPhone pour faire un tour et tester le dispositif, d’emprunter une caméra et de participer à la collecte de contenu, de visionner les films sur un ordinateur en libre accès. Un “stand” d’information et de participation en somme;
- dans le cadre d’un workshop: présentation du projet et des concepts afin de lancer une discussion autour des questions que “soulève” le projet ainsi que sur les possibles applications potentielles.

Nous avons ajouté le quartier autour du CICG à notre adaptation genevoise, en complétant avec des images du type:
- tournages sur la vie de quartier (interviews, ambiances)
- récolte sur ce que l’on trouve sur internet (conférences, films amateurs, organisations internationales etc)
- aujourd’hui nous filmons la mise en place de la conférence (les images devraient être dans notre “nuage” d’ici le début de la conférence mercredi après midi)
- nous allons proposer aux participants de la conférence de contribuer à la création de contenu, là aussi les images vont être intégrées le plus vite possible

Sur le chemin de cette adaptation complémentaire à Genève, le projet a bénéficié de l’aide et collaboration précieuse de:
- Alexa Andrey (collaboratrice de longue date, caméra, indexation et suivi global)
- David Saudan (stagiaire: caméra, indexation, recherche internet)
- Sevket Öztas (aide momentanée via un volontariat à Lift)
- Alejandra Garcia Rojas (aide momentanée via un volontariat à Lift)

Et merci à toutes les personnes de Lift qui nous ont permis de faire cette présentation: Mélanie Ducret, Nicolas Nova, Sylvie Reinhard

WE à la plage

Monday, January 31st, 2011

Juste après la présentation parisienne, le projet était invité au festival FIPA à Biarritz.
Dans le cadre d’une nouvelle section encore bien marginale, il s’agissait là aussi d’appliquer la “méthode” parisienne de la combinaison théorie et pratique. Dans ce but, nous avons mis en place de manière express (merci à Alexa Andrey pour son endurance) une adaptation en utilisant des vidéos trouvées sur le net et liées à Biarritz d’une manière ou d’une autre: images de touristes, archives, sujets de la télévision sur des faits locaux, tempêtes, animaux sous marins etc…
Sans connaître le territoire, nous avons essayé de trouver et placer des fragments vidéo pour pouvoir raconter le territoire – l’exercice a été intéressant, nous n’avions encore jamais testé l’utilisation de vidéos provenant du web et je vais y revenir avec un billet spécifique.

Par contre, une fois sur place, il a été difficile d’appliquer notre plan: les deux présentations ont été très peu suivies (sur les deux fois il y a eu en tout une petite dizaine de personnes…); il a été difficile de trouver des personnes ayant un iPhone avec la version iOS 4.x et en plus motivées d’aller marcher. Au final, qu’une seule personne a réellement testé (exemple). 3 semaines de travail acharné et totalement volontariste pour ça…
Et c’est pas tout: la présentation du projet dans un hall du Casino, sur un vieux PC portable avec Internet Explorer du siècle dernier: site illisible, inutilisable. C’est comme si on projette un film totalement flou et sans son, et que l’on ne fait rien pour changer ça durant la projection. Mais bon c’est pas grave, c’est juste des web programmes…
Voici une photo de cet écran:

Malgré ces désillusions et le sentiment de total décalage avec les enjeux des autres participants, il y a eu quand même de bonnes rencontres et des discussions intéressantes; et le fait de voir la mer en janvier est toujours agréable !

Ces quelques jours dans l’antre de l’Hadopi et des bonnes vieilles télévisions (qui cherchent une cure de jouvence) m’amène aux remarques suivantes (très sommairement posées; chacune nécessiterait des approfondissements avec un argumentaire plus poussé – c’est un premier jet):

- il y a un sacré décalage de génération qui freine la réelle ouverture vers des nouveaux usages. Les personnes ayant encore le pouvoir incarnent, quoi qu’ils disent, la pensée linéaire et broadcast pas vraiment soluble dans le web et surtout un usage du pouvoir classique (quelques personnes tout en haut qui pensent et décident pour tout le monde, parce que les autres en bas n’en sont pas vraiment capables: le web ok, mais “managé”). Souvent masculins, entre 55 et 65 ans, ils disent clairement ne pas vouloir trop d’autres personnes à leur table (ok, mais seulement s’ils contribuent aux frais);

- les modèles éprouvés ont la peau dure. Le monde change vite (dit-on surtout dans les domaines des nouveaux médias et de l’audio-visuel), mais la manière d’entrer en relation avec ce monde qui bouge reste très traditionnelle. Il y a bien des slogans comme “il faut innover, chercher à investir de nouveaux usages, en être (de ce nouveau monde)”, ou des constatations du retard pris (sur les nouveaux arrivant qui veulent squatter la table bien fournie en bons petits plats cuisinés par les cuisiniers producteurs et réalisateurs). Les quelques projets qui tentent de manière volontariste et courageuse des expériences différentes sont coincés par le cadre du modèle actuel (bien rodé, mais un peu usé) qui veut que:
1) l’on produise des objets et non du projet (la minute unitaire mesurée en taux d’audience vs. l’open source qui se mesure en terme d’usage);
2) le financement s’applique à un résultat visé et non pas à une expérience qui peut évoluer dans le temps (c’est la destination qui est financée puis valorisée au détriment du chemin – ou encore mieux la combinaison complémentaire des deux);
3) on pense court terme et non long terme (la vie des images encore liées aux objets-films qui circulent, de quelques jours ou semaines à la TV à 18 mois pour les projets de cinéma – ou comment intégrer la valorisation d’un projet dans le temps dès le départ ?). Pourquoi fermer le robinet d’un projet web après quelques mois ? Entre le coût de sa mise en place, de démarrage et le coût de suivi, d’entretien, il y a sûrement un équilibrage possible…
4) les tournages et le montage se font toujours de la même manière, alors qu’aujourd’hui les caméras sont bien plus qu’un oeil et une oreille (quid d’un usage artistique des métadonnées, de l’utilisation des autres capteurs GPS, accéléromètre etc au même titre que la profondeur de champs par exemple ?); les bancs de montage ne sont pas seulement des îles peuplées de cowboys-girls solitaires, mais potentiellement des embarcations qui peuvent se lier à d’autres et accoster potentiellement partout…
5) last but not least: la position du spectateur. On le veut plus acteur, lui donner plus de place personnalisable – mais cela implique aussi un partage du pouvoir sur les images et leur manipulation. Est-ce que les réalisateurs, producteurs et ayants droits sont ok de partager un peu plus leur pouvoir avec la perspective de gagner autre chose que le “final cut” (et les droits d’auteur qui vont avec) ?

- le web n’est pas un arbre. Bon, difficile d’en faire un dessin, mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas une structure en arborescence avec des liens figés. Mais pourquoi donc s’entêter à vouloir créer des structures narratives aussi figées et au mieux avec une structure en arborescence avec des liens dynamiques et de plaquer tout ça sur le web ? La (vieille) branche du cinéma et de la télévision dans l’âge du rhizome – comment traduire ?
D’un côté l’argument que le spectateur a envie (voir même besoin) d’être pris par la main (pour diverses raisons) et de l’autre des propositions d’une nouvelle expérience plus englobante, personnelle (multimédia, transmédia). Le prendre par la main pour mieux le perdre ?
L’impression que ça me donne, c’est un peu comme au début du cinéma, où on s’entêtait à travailler le jeu d’acteur comme au théâtre alors que le cinéma permettait de créer de manière fondamentalement différente. Aujourd’hui, on essaye de faire entrer au chausse pied les réflexes cinéma et télévision dans un médium qui est totalement différent; expériences volontaristes pour pouvoir trouver un jour non pas la formule unique (ça c’est sans doute terminé pour toujours, et tant mieux) mais des nouveaux réflexes, des nouvelles méthodes et ingrédients à travers lesquels les images en mouvement peuvent nous prouver qu’elles ont des réserves insoupçonnées ?

- des briques ou du préfabriqué ? Une maison, un aéroport fait avec des briques ou du préfabriqué: avec laquelle des deux solutions on peut construire quelque chose de particulier, de surprenant, de hautement personnalisable ? En plaquant cette question sur le monde audio-visuel, on peut se demander si nous réfléchissons toujours avec les échelles adéquates… Cela va du rapport de tournage (nombre d’heures tournées en comparaison avec les minutes valorisées) à la période de validité des images (consommables jusqu’à…) en passant par l’unité plan (notre brique) vs. la cohérence de la séquence éditorialisée (notre préfabriqué).

To be continued (and resampled)…

HE au Japon

Sunday, January 30th, 2011

La maison du Japon à la Cité Universitaire nous a généreusement accueilli pendant 3 jours, le temps de faire des présentations personnalisées du projet HE (Heritage Experience) à une vingtaine de personnes et de proposer une conférence – cocktail.

Le but était de faire tester le dispositif grâce à la toute nouvelle application et la mise à jour du moteur de montage.
Le fait de combiner présentations théoriques personnalisées et prise en main (faite à pied) s’est avéré être très utile:
- nous avons pu tester cette application ainsi que le “comportement” du moteur de montage via des personnes aux attentes et connaissances très variées; les retours de ces utilisateurs nous permettront d’optimiser ces deux éléments (les détails des améliorations vont suivre);
- permettre une meilleure compréhension du projet par la pratique: marcher un film pour de vrai en prenant juste 10 minutes de ballade permet de bien mieux saisir le projet que des explications à rallonge. Ce n’est pas une surprise et l’idéal serait de pouvoir faire ce que nous avons fait pour Biarritz pour toute nouvelle présentation théorique…
- quelques personnes nous ont fait un compte rendu de l’utilisation globale du dispositif (donc aussi le site web et la présentation du film à côté de la carte), autant sur les aspects techniques que sur les questions plus conceptuelles que pose l’utilisation du dispositif. Il s’agit de revenir sur ces questions là via un prochain billet;
- autant permettre à des partenaires ou collaborateurs actuels de pratiquer le dispositif que de sensibiliser de nouveaux partenaires potentiels aux usages possibles de ce dispositif.

Une petite soixantaine de films ont été marchés durant ces 3 jours; le cocktail a rassemblé dans les 50 personnes et a permis de faire le point sur l’état du projet dans les cadres de SmartCity et de la Cité Universitaire. Orange a généreusement offert le cocktail et contribué à faire connaître le projet auprès de nouvelles personnes qui n’ont pas pu venir lors des 3 jours; il reste maintenant à espérer que l’intérêt marqué par toutes les personnes avec qui nous avons pu parler permettra de faire “rebondir” le projet plus loin…

Bottom line: toute personne qui prend (en moyenne) plus de 30 minutes à se confronter au projet, passé le premier moment d’incompréhension, se met à “partir” dans des projections d’usages et estime qu’il y a un potentiel énorme caché dans ce dispositif. Le contraste est donc toujours aussi grand entre un premier moment très distant, de recul face à tous ces concepts vertigineux et le moment qui suit le déclic où l’on peut jouer avec les portes d’entrées et de sorties du dispositif.
Mais maintenant il faut réellement un troisième moment, le passage de cap où cet enthousiasme se transforme en projets et adaptations réelles.

Nouvelle présentation de Heritage Experience

Thursday, January 20th, 2011

Dans le cadre de SMARTCITY, Dédale et la Cité internationale universitaire de Paris vous invitent à tester le prototype Heritage Experience.

Venez prendre part à une expérience tout à fait originale et inédite : marcher un film grâce à une application iPhone innovante ! Expérimentation sur rendez-vous les 24, 25 et 26 janvier 2011.

Heritage Experience est un dispositif multimédia offrant aux visiteurs une lecture sensible du territoire de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP). Le dispositif propose au public de créer des films uniques et surprenants grâce à une application iPhone novatrice.

Muni d’un iPhone, vous enregistrez votre parcours à l’aide du GPS. Vous recueillez des fragments audiovisuels géolocalisés et visualisez le processus de montage. Dans un premier temps, vous entendez la bande son du film que vous générez en marchant. Une fois la balade terminée, vous pouvez découvrir votre film, singulier et unique, sur le site web du projet et décider de le partager.

Heritage Experience est basé sur des recherches menées au sein des Masters en Cinéma (hébergés à l’ECAL à Renens et à la HEAD à Genève) par l’artiste suisse Ulrich Fischer en lien avec son projet Walking the Edit. Co-produit par Dédale, la Cité internationale universitaire de Paris et C-Side, Heritage Experience est soutenu par le Ministère de la culture et de la communication (DREST et DICRéAM), l’INA (Sdec). Dans le cadre de SmartCity, le projet bénéficie d’un partenariat avec Orange.

www.smartcity.fr | www.heritage-experience.fr | www.dedale.info | www.ciup.fr

Expérimentation sur rendez-vous les 24, 25, 26 janvier

Réservation obligatoire à he@dedale.info

Cité internationale universitaire de Paris Maison du Japon

7C, bd Jourdan | Paris 14 RER B « Cité Universitaire » | T3 « Montsouris » | Bus (21, 67 et 88)

Adaptation à Biarritz

Thursday, January 20th, 2011

Pour la présentation du dispositif dans le cadre du festival FIPA, nous mettons en place à distance (sans être sur place…) une adaptation pour permettre aux festivaliers de tester le dispositif. La matière première provient exclusivement de vidéos trouvées sur internet, ce qui nous permet de vérifier les choses suivantes:
- il y a toujours de la quantité mais souvent pas la qualité au niveau contenu, technique ou tout simplement les vidéos partagées sont surchargées de musique et donc inutilisables;
- nous avons cherché au départ des vidéos qui ont un lien direct avec le territoire (on voit la réalité du territoire), mais on est vite limité (pour les raisons évoquées ci dessus). Nous avons donc étendu nos scénarios d’usages en cherchant de manière thématique dans les directions suivantes: le monde sous marin (baleines, requins, sirènes…); le monde des casinos (jeu, argent, stars…); le monde des vacances (plage, surf…);

Un grand merci à Alexa Andrey qui a passé  bien 3 semaines à naviguer sur le web pour trouver plus de 3 heures de vidéos utilisables, qu’elle a ensuite scindé en environ 500 clips que nous allons intégrer à notre système pour pouvoir ensuite les indexer et rendre disponibles pour une utilisation dès le 27 janvier.

Présentations de début 2011

Thursday, January 6th, 2011

La nouvelle année va-t-elle apporter des changements de dynamique par rapport à 2010 ?

Nous allons peut-être le voir suite à 3 moments de présentation:

- Paris, entre le 24 et le 26 janvier. Présentation aux partenaires du projet “Heritage Experience” et pour amorcer la suite, trouver de nouveaux partenaires et financements;
- Festival FIPA à Biarritz entre le 27 et le 29 janvier. Présentation dans le cadre d’une sélection de projets web: trouver des partenaires pour des nouvelles adaptations, financeurs… Pour permettre une présentation complète, nous sommes en train de faire une mini adaptation du dispositif sur une partie du territoire de Biarritz, avec des images trouvées sur le net.
- Workshop dans le cadre de la conférence Lift en février à Genève (entre le 2 et le 4). Inscriptions ouvertes…!

Plus de détails et retours sur ces présentations courant janvier.

WE @ IM 2010: résumé de la présentation genevoise

Sunday, December 19th, 2010

Après une course contre la montre, nous avons pu finalement proposer au public de marcher des films via une application provisoire; l’application réécrite en natif sera terminée si tout va bien avant noël.

Sur les 3 jours de présence au BAC (cf images ci dessus), plus d’une vingtaine de personnes ont pu tester le dispositif; une fois que l’application démarrait (il fallait parfois 3 ou 4 tentatives avant que ça fonctionne), les marcheurs et marcheuses ayant bravé le froid des rues genevoises ont pu vivre l’expérience sonore sur le terrain puis directement voir leur film au retour de leur ballade. Grâce au nouveau dispositif technique, le visionnement des films a été grandement amélioré.

Ce qu’il faut savoir au regard des films qui ont été “marchés”:
- le moteur ne fonctionne pas encore correctement (le prochain gros chantier à aborder) – les films donnent un sentiment d’aléatoire malgré le montage “par grappe” de proximité;
- il n’y a pas assez de matière audiovisuelle variée (cf les films qui commencent par la même image, ou qui ont des séquences qui se retrouvent), il manque par exemple des archives ou des images venant d’autres tournages sur le territoire (fictions, documentaires, expérimental). Nous sommes dans le présent (les derniers 6 mois), donc d’entendre des bruits de chantiers alors que nous sommes les pieds dedans n’est pas des plus excitant;
- il y a clairement des pistes à suivre, qui ont été entrouvertes juste avant la présentation de décembre: les petites mises en scènes ou des images en décalage apportent un sacré plus, surtout si l’on reste évocateur, poétique;
- les scénarios d’usage prévus n’ont pas pu tous être proposés, cf le billet sur les scénarios;
- il y a aussi la question de la localisation des sons lors de la ballade (le réflexe est de chercher le lieu de provenance du son) ou le fait de pouvoir plus maitriser le film que l’on compose (via des critères de tri avant la ballade etc). Il y a clairement des pistes à explorer sur la manière de présenter les métadonnées lors de la ballade mais également lors du visionnement (montrer plus clairement quel est le média qui est joué, ce qu’il contient ainsi que de mieux évoquer son contexte, autant temporel que spatial).
Mais dans l’ensemble, malgré tout ce qui reste à développer et améliorer, les réactions des premiers testeurs sont plutôt positives et encourageantes: la bande son permet de “décoller” et de faire voyager son imaginaire (entre effet madeleine et salle de cinéma mentale); en revenant on a envie de voir son film de bout en bout pour vérifier / comparer…

Les marches collectives ont été relativement bien suivies (entre 10 et 20 personnes par jour), et l’expérience est à affiner (plus de préparation du performeur via des tests préalables, voir de visionner des images en amont; mieux délimiter son mode d’intervention). En effet, c’est une bonne porte d’entrée pour que le public puisse s’approprier le dispositif, de voir que finalement c’est très simple, il suffit de marcher… Lors de la dernière ballade nous avons fait tourner 3 iPhones entre les personnes du public, donc presque tout le monde a pu essayer le dispositif chemin faisant.

Quelques questions qui restent en suspens:
- analyser pourquoi personne de l’équipe du festival (à part 2 volontaires) ainsi qu’aucun invité (artiste, conférencier etc) n’a voulu essayer de marcher un film (en dehors des marches collectives). Manque de temps, de curiosité, peur de la technique, désintérêt ou manque d’informations claires ? Ce n’est pas la première fois que lors d’une présentation publique les personnes concernées en première ligne ne franchissent pas le cap, et c’est plutôt le “grand public” qui s’y frotte;
- dans cette lignée, encore réduire et rendre plus simple le mode d’emploi et la présentation du projet. En effet, il faut surtout donner envie d’essayer et ce n’est pas parce que l’on a pas compris le projet que l’on ne peut pas y arriver (ranger sa tête d’adulte de côté et mettre ses chaussures d’enfant: juste se laisser aller et vivre une expérience…);
- comment faire perdurer l’expérience une fois l’évènement de la présentation passé ? Maintenant il est clair que sans application qui puisse être installée de manière décentralisée il n’est pas possible de faire rebondir le projet, mais à l’avenir ce genre de plateforme pourrait lancer une dynamique d’usages …

Les deux dernières marches collectives:
Boris Wastiau

Walking the Edit @ IM2010: marche collective par Boris Wastiau from Ulrich Fischer on Vimeo.

et Maya Bösch

Walking the Edit @ IM2010: marche collective par Maya Boesch from Ulrich Fischer on Vimeo.

Deuxième marche collective

Saturday, December 11th, 2010

Voici le film de la marche collective menée par Nicolas Field: nous avons marché pendant une trentaine de minutes un film intitulé MUSIC.

Walking the Edit @ IM2010: marche collective par Nicolas Field from Ulrich Fischer on Vimeo.

Ce soir, samedi 11, au tour de Boris Wastiau de marcher son film en public.

Première marche collective

Friday, December 10th, 2010

Dans le cadre de la plateforme Image-Mouvement, la première marche collective conduite (de manière sportive) par Guillermo Botelho, filmé au pas de course par Alexa Andrey. Une vingtaine de personnes ont bravé le froid et la nuit pour essayer de suivre Guillermo, piquant un sprint quand le film l’y invitait ou ralentissant son pas quand une voix se mettait à raconter quelques chose qui pouvait stopper sa course…

La vidéo qui garde la trace de ce film de 30 minutes:

Walking the Edit @ IM2010: performance de Guillermo Botelho from Ulrich Fischer on Vimeo.

Ce soir, vendredi 10, au tour de Nicolas Field de marcher son film en public.

Scénarios d’usage pour l’adaptation genevoise

Tuesday, December 7th, 2010

Nous avons commencé à travailler sur l’adaptation genevoise depuis début juillet 2010; à l’époque, nous avions envie d’explorer les pistes suivantes:
- tournages sur le territoire délimité avec une équipe de réalisation (séquences documentant la réalité des lieux, portraits, ambiances etc);
- mises en scènes fictionnelles basés sur des scénarios d’usages divers (pour éviter de rester collé trop proche à la réalité d’aujourd’hui);
- placement d’images d’archives liées au territoire (venant des sources diverses, histoire d’avoir une profondeur temporelle);
- utilisation d’images venant d’artistes invités dans le cadre de Image-Mouvement (permettre au public de marcher des films basés sur des images d’artistes en lien avec la plateforme I-M).

Pour plusieurs raisons, nous n’avons pu développer que les tournages documentaires (environ 2000 séquences placées sur le territoire à partir de plusieurs dizaines d’heures de rushes):
- il est difficile de trouver des partenaires pour les images d’archives (pas de réponses, peur de libérer les images sur le net, indifférence ou incompréhension du projet etc) – il y aura pour le début 2011 des images venant des archives de pompiers genevois qui ont aimablement mis à disposition une partie de leurs archives;
- quelques images d’archives de Jean Ehret liés à la Genève alternative sont placés sur Artamis et l’Usine (images datant de la période 2007 – 2009);
- il a été impossible de mettre dans le coup des artistes invités à la I-M (manque de temps, soucis de droits), peut-être que dans un deuxième temps il sera possible de développer cette piste là;
- nous avons pu essayer une seule piste de mise en scène (une souris humaine venant des catacombes genevois), mais pour que cela fonctionne réellement il faudrait plus;
- par contre, en parallèle du travail sur les quartiers de Plainpalais et de la Jonction nous avons ajouté un petit territoire supplémentaire: l’ilôt 13 (situé juste derrière la gare). Ulrich Fischer y a habité durant presque 15 ans et filmé entre 1991 et 2006 beaucoup d’images aux formats variés (Super-8, 16mm, betacam, Hi-8, DV etc). Quelques 200 plans sont maintenant posés sur ce bout de quartier et voici un film exemple.

En somme, il faut considérer que cette présentation permet avant tout de se faire une idée de la mécanique du projet (comprendre comment ça fonctionne) et de pouvoir projeter des nouvelles pistes et développements qui pourraient se faire dès 2011 si nous trouvons des moyens financiers complémentaires et / ou des partenaires avec qui il est possible de développer des scénarios spécifiques (archives, nouveaux tournages, images d’artistes etc).

Très concrètement, le scénario d’usage qui est utilisable au jour d’aujourd’hui est intitulé “Notre territoire”; le scénario “Les alternatives” lié à la Genève alternative est encore très incomplet mais permet de “creuser” un peu dans les vestiges culturels chamboulés depuis quelques années. Au début de chaque parcours enregistré le spectateur / visiteur pourrait en principe choisir son scénario d’usage et ainsi recevoir prioritairement un certain type de film; pour le moment, la plupart des films se feront sur base des images documentaires actuelles.

A suivre…

Nouvo tire le portrait de WE

Wednesday, November 10th, 2010

L’émission de la RTS “Nouvo” a fait un sujet sur le projet la semaine dernière, et voilà le résultat:

Plus d’informations (textes, vidéos complémentaires) sur leur site:
http://www.nouvo.ch/2010/11/marche-ton-film

Merci à l’équipe de Nouvo:
Reportage: Zian Marro, Michael Borgognon, Cecilia Mendoza
Animation: Jean-Daniel Kneubuhler
Mixage: Philippe Lahaye