ANALYSE DU PARCOURS, MONTAGE DU FILM
PHASE 2
En cours d’élaboration.
Il s’agit clairement de la partie la plus délicate, tant au niveaux artistique / conceptuel qu’au niveau technique.
Pour débuter, il faut toujours distinguer entre la partie en temps réel (TR) qui se passe sur l’Iphone et la partie en temps différé (TD) qui se déroule sur un serveur. Ces deux types d’analyses sont assez différentes quant à la précision, voir ce document pour les détails.Mais l’analyse ne peut pas aboutir à un montage avec un minimum de continuité logique, il faut donc suivre des régles qui régissent certains champs de la base de données. C’est le jeu entre les résultats de l’analyse et les régles inhérentes aux médias choisis qui devrait nous permettre d’avoir une structure / forme du film qui corresponde au type de trajet effectué tout en garantissant une continuité logique / narrative au niveau du contenu…
Nous allons décider de manière arbitraire des correspondances entre les résultats de l’analyse et le type de parcours calculé (qui va nous donner la forme du film) puis de définir les critères (un jeu de variables) qui vont définir les régles appliquées sur certains champs de la base de données.
PHASE 1 (archive)
Les problèmes rencontrés avec l’accéléromètre ainsi que la précision relative des différents GPS nous amène à simplifier et revoir certaines pistes. L’idée des rails (circulation prédéfinie sur la carte) a donc refait surface, afin d’éviter de se voir traverser des lieux impossibles… Vincent Jaquier les rajoute sur la carte du module embarqué, en prenant soin de la “mettre à jour“ en fonction de la réalité du terrain.
L’utilisation de l’accéléromètre est également remis à la phase 2. Nous allons pour cette première phase nous concentrer sur le rapport entre la position du promeneur et les zones/médias traversées pour voir de quelle manière peut fonctionner l’articulation dumontage.
NW/05.06
Il y a deux moments d’analyse pour le parcours, qui doit être fait avec un moteur logiciel qui analyse le flux du GPS:
1 - en temps réel lors du parcours, analyse effectuée sur le module embarqué.
C’est une analyse qui ne sera pas très précise (forcément), mais qui devrait pouvoir donner la sensation au marcheur que le système est réactif (si la personne s’arrête, elle sent la différence des types de sons: par exemple passage à une interview). Il s’agit de voir à quel point il faut mettre en oeuvre des zones temporelles pour l’analyse (5, 30, 60 sec) qui permettent une certain prédiction et également une continuité, fluidité - tout en proposant des ruptures quand il le faut.
2 - en différé une fois le parcours terminé, sur le serveur.
Cette analyse doit être plus fine et précise, ce d’autant plus qu’elle peut se permettre le luxe de commencer par la fin (le système connaît par avance la direction et la fin du parcours); il sera d’autant plus facile de choisir les bons fichiers en fonction de la direction qui est connue.
Le but de l’analyse du parcours est d’aboutir à une caractérisation qualitative du parcours.
Il s’agit de pouvoir mettre en correspondance, le plus clairement possible, le caractère du parcours avec le caractère du film (si l’on estime qu’un parcours et un film peuvent avoir un caractère; du moins une caractérisation…).
Les critères pour la caractérisation pourraient être les suivants:
- vitesse du parcours (rapide / lent) -> détermine le nombre de coupes (longs interviews pour quelqu’un qui marche lentement; plans courts pour quelqu’un de pressé) ;
- type de parcours (logique / désordonné) -> détermine la chaîne causale du film (montage logique ou désordonné) ;
- rythme du parcours (continu / discontinu) -> détermine le rythme, la fluidité du film (flux continu ou plutôt discontinu) ;
- but du parcours (exploration de l’espace urbain ou des thématiques); c’est vraisemblablement assez difficile à établir d’une manière juste, mais on peut interpréter un parcours en estimant si la personne a surtout visé des thématiques ou si elle a suivi la logique d’un espace urbain) -> c’est une analyse qui porte sur tout le parcours, et donc sur tout le film (sentir l’obsession de la personne ?!?) ;
…
Il est important de noter que le système doit pouvoir établir une valeur entre les deux pôles: par exemple entre “rapide” et “lent”, il ne s’agit pas de choisir l’un au détriment de l’autre, mais de trouver leurs valeurs respectives sur une échelle de 100 au total (par exemple).
Ces valeurs changent également avec le temps; il faut donc effectuer une analyse (pointage) toutes les X secondes (5 secondes ?) afin de faire varier le montage en fonction du parcours; mais il s’agit également de tenir en compte la valeur moyenne qui est le résultat de tout le parcours, qui va donner l’unité formelle au film (tendantiellement plutôt rapide que lent, etc).