PISTES THEMATIQUES

PHASE 2

En cours d’élaboration.

- définir les raisons de la nécessité des thématiques (permettre une continuité narrative; définir et cibler les enjeux contenus dans les médias; élaborer des stratégies de tournages puis de saisie avec une trame de contenu).
- différencier les “postures” des “thématiques” - trouver une terminologie plus adaptée / simple et/ou définir chaque appellation;
- définir les pistes thématiques choisies en déterminant le plus précisément des pistes artistiques et conceptuelles;
- comment traiter et maîtriser ces thématiques 1) dans la continuité du film et 2) lors du placement des médias sur la carte (faut-il faire des quartiers thématiques ?) -> la questions des règles;
- les thématiques choisies sont transposables à d’autres contextes ou pas ? rester sur des généralités ou spécifier en fonction de chaque territoire ?

PHASE 1 (archive)

Suite aux multiples discussions autour de la question de “comment approcher notre espace urbain“, les choses se précisent et donc se simplifient un peu pour la première phase. L’idée des nuages reste, celle des thèmes s’estompent. Les nuages sont les différents filtres au travers desquels nous lisons l’espace en question, ils se définissent, ou se déclinent sous trois niveaux:
-    Un niveau analytique
-    Un niveau engagé
-    Un niveau poétique
C’est ensuite en fonction de la thématique, elle liée au titre du média (indexation), que se définit son positionnement.

Voici une liste des pistes thématiques avec commentaires (à faire, à compléter - en cours!). Le mot thématique n’est pas encore le meilleur pour définir ce qui sera le dénominateur commun des 4 ou 5 groupes de médias, la visualisation de la base de données des médias sur la carte.
Attention, actuellement (mise à jour le 01.05.2008) c’est très cérébral, mais c’est des pistes de réflexion à l’état brut - il faudra convertir par la suite ces points en pistes de travail réels.
Une des idées est de nommer les thèmes d’après des mots plus “juteux” ou plus évocateurs / mystérieux, qui entraînent l’imaginaire (par exemple, le “muage”, un dérivé de nuage, affiliable à la thématique n° 4 (issu d’une erreur de frappe), ou “… etc, à trouver, compléter …” ce qui permet / oblige à trouver une autre définition des catégories et des thémes).

Une manière de visualiser ces pistes thématiques serait l’image du nuage : on le voit, mais on ne peut pas l’appréhender physiquement… c’est une forme complexe et simple à la fois, unie et chaotique ; on peut y entrer (parfois – en avion ou alors l’hivers en plaine), la réalité s’estompe, ou plutôt, se réduit. Et c’est justement le but de l’opération, la réduction de la réalité pour aboutir à en retenir que 1 ou 2 de ses composants (la « brique de base »).
Ce nuage existe toujours en superposition sur la carte de l’espace délimité - on pourrait également parler de zones thématiques (différenciées par des couleurs, se superposant, voir le post concernant le graphisme).
Pour le moment, une des manières d’appréhender ces thématiques serait de poser la question du “rapport à…” - ici en l’occurence il s’agit du rapport à l’espace concret de Renens. Ce qui est développé ci dessous est plutôt une catégorisation des principes de tournages qu’une liste thématique - au final, il s’agit de présenter sous forme de nuages (sur la carte) des thémes qui soient plus évocateurs.

1 mouvement / arrêt / immersion -> rapport physique

… Partir à la chasse des choses enfouies (non visibles, non audibles; mystérieuses ?), « carottage » audio-visuel (horizontal et vertical) de l’espace urbain; “scan” des surfaces visibles. Relations dynamiques entre image<->son<->lieu…
… La question de la relation à l’espace (je vais essayer de retrouver la référence de la personne qui dit qu’un espace ne se vit / se lit qu’en étant en mouvement -> il faut du mouvement pour être dans un espace)…
Prioritairement: révéler par une méthode de tournage (conceptuelle, technique) ce que l’espace peu dégager en rythme, dynamique, vibrations…
Piste thématique plus formelle (travellings physiques, décadrages, travelings optiques etc).

2 public / privé / intime -> rapport émotionnel

… Espace (objectif ?) public / espace (émotionnel ?) intime ; la mémoire collective / la mémoire individuelle. Les limites liées aux bases et réflexes culturels des diverses personnes habitant sur le territoire -> “cartographier” les diverses pratiques liées à ces questions et réfléchir à leur représentation…
Prioritairement:
chercher des ITW, discussions avec des habitants / utilisateurs de Renens - que ce soit sous forme organisée ou spontanée.
On se concentre sur les histoires, sur un développement de portraits, de rencontres liées à des personnes.

3 (dés)orientation / (dé)localisation / perte -> rapport politique

… notre rapport aux signes / à la signalétique / au balisage - quels sont les repéres qui nous guident et parfois nous invitent à nous perdre ? Il ne s’agit pas des panneaux de signalisation routiers, mais plutôt les marques (points marquants; zones “sensibles”) qui sont propres à chacun (donc d’aller chercher des histoires de liens très personnels chez les personnes qui habitent / transitent dans l’espace choisi)… c’est encore un point assez flou -> mais le but est de récolter des histoires à partir d’éléments existants dans l’espace, et de voir à quel point il y a une dérive entre l’élément déclencheur et le “résultat”…
Dans la lignée “c’est arrivé près de chez vous”, je tombe sur une publication réalisée par des romands (Nicolas Nova et Fabien Girardin), qui ont sondé l’espace public en focalisant sur ces signes, balises: cela donne sliding_friction
… ou si on inverse la question en l’appliquant aux objets / constructions (notamment par rapport - premier degré - à la question des délocalisations)… Est-ce qu’une ville bouge (réellement, physiquement ?)
Prioritairement: chercher des signes dans l’espace urbain qui témoignent de ces décalages / dérapages - en somme de se concentrer sur les zones de friction, où des mouvements multiples se passent en surface et en profondeur.
Cela peut se passer à travers une histoire liée à une rencontre, un développement narratif capturé au hasard dans l’espace urbain, etc
NOTE: il s’agit ici d’un exemple d’un thème, dans le sens qu’il peut y avoir des multiples manières d’aborder ces enjeux, non liés à une catégorisation stricte de principes de tournages comme les deux premiers exemples.

4 ordinaire - quotidien / échappée (imaginaire) / légendes périurbaines -> rapport métaphysique (mystique, religieux, philosophique, artistique)

… se laisser surprendre par le réel – tout en cherchant en quoi les outils utilisés permettent de saisir, garder et transformer ce qui se déroule sous nos yeux quotidiennement… c’est en partie l’utilisation de ces outils qui nous amène sur le terrain de l’imaginaire ?… là aussi (comme dans le point 3), c’est de travailler sur la distance entre la réalité (les éléments que nous voyons à l’image) et les histoires qui circulent, et comment celles-ci à leur tour “reprogrammeront” l’espace lui-même…
Je fais une recherche internet avec “légendes périurbaines”: je tombe sur ce blog pour le premier résultat… on est donc déjà bien référencés, mais je ne suis pas sûr si c’est bien qu’on soit aussi visibles.Et juste quelques liens plus loin, je trouve une projet de recherche sur la question, réalisé au Valais ! voici le PDF (Position et production de l’artiste dans un contexte périurbain).

Prioritairement: guetter des moments d’amplification - quels sont les stratégies pour échapper au quotidien, pour le sublimer, pour lui “presser le citron”? Concrètement, cela peut dire d’aller chercher explicitement les endroits / moments où il y a de fortes chance de tomber sur ces enjeux - comme par exemple de filmer des fêtes, des cérémonies, etc
NOTE: il s’agit ici d’un exemple d’un thème, dans le sens qu’il peut y avoir des multiples manières d’aborder ces enjeux, non liés à une catégorisation stricte de principes de tournages comme les deux premiers exemples.

5 construction / friche / planification, contrôle (programme) -> rapport intellectuel

… là aussi, notre relation à l’existant (construction / friche) avec ce que cela comporte de projections (planification). Sans doute le thème le plus concret: il y a certainement le côté urbanistique et architectural de la question, mais il sera sans doute très intéressant de prendre ces thématiques non pas sous un angle réaliste (que se construit-il ou se planifie-t-il à Renens), mais sous l’angle du vécu, à travers des histoires d’habitants et de personnes qui réfléchissent sur la question (d’une manière plus théorique)…
Prioritairement:
NOTE: il s’agit ici d’un exemple d’un thème, dans le sens qu’il peut y avoir des multiples manières d’aborder ces enjeux, non liés à une catégorisation stricte de principes de tournages comme les deux premiers exemples.

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NOTES EN VRAC: Ces thèmes (ou concepts / concepts traversants / jeu de piste) fonctionneraient comme des étiquettes (des post-it), des filtres (cadres, perspectives) pour voir la réalité dans l’espace choisi. Il y a toujours la question de la dénomination: le mot thème n’est pas parfait… La question du mot générique pour rassembler les parcours narratifs : thème (trop didactique ?), concept (traversant), pistes (de recherche), enjeux… ?

Notes du 1er mai (discussion avec Gwenola, Nicolas et Ulrich). Nous cherchons ensemble une meilleure définition de ces nuages pour ne plus utiliser le mot “thème”…

Nous voulons trouver d’une part un mot qui définisse le concept de ces nuages (à quoi servent ces nuages) et d’autre part les titres de ces nuages. Une manière d’entrer dans l’invisible… ou le virtuel, un conditionnement nécessaire qui devrait pouvoir aiguiser la concentration, l’imaginaire (et par là permettre au visiteur de “créer” son propre film dans sa tête).
Concernant la définition du concept des nuages, tombent les notions de:
- amplification
- percée (cf perception etc)
- traversée

Et encore:

shifter (dénominateur commun, mot clef, étiquette) ; sésame ;

une hackaptation: un mot fou composé de adaptation, hacker et de captation (mais ce n’est pas fini, on peut rajouter: a-captation ou haptique, aptitude etc etc). Pourquoi ? parce que nous allons hackapter le territoire de Renens…