SEQUENCES AUDIOVISUELLES

PHASE 2

Une des questions qui se pose pour approcher le territoire, est : Que filmer ? Que cherche-t-on à montrer de cet espace ?

Les premières approches ont été réalisées sans contrainte artistiques, géographiques, ou thématiques, l’idée étant que chaque réalisateur-trice développe et précise sa propre relation au territoire. Le fait que la base de données audiovisuels soient constituées de fragments hétérogènes est à la base du projet et doit être renforcé. le fait est de constater que nous nous retrouvons pour l’instant avec avec un fort pourcentage d’images du même type, c’est-à-dire de type “observatrice-descriptive“. On le voit les liens commencent à se tisser plus précisément entre les images, les montages et les parcours. Reste à préciser si une contrainte du type géographique (répartition en zone), du type thématique (répartition sociologique), ou du type cinématographique est nécessaire. La réunion de travail de jeudi 20 novembre espère démêler ce noeud.

Les étudiant-es en master ont réalisés des images, qui pourront être intégrées à la base de données, lors d’une semaine d’introduction documentaire au mois d’octobre 2008. Trois groupes étaient constitués et ont tournés chez Bobst, à la Migros, et avec un employé de la commune de Renens.

PHASE 1 (archive)

Imaginaire collectif.

Il y’a différents lieux qui focalisent un rapport à Renens (vu large): Le silo, la gare, certains parcs, bois, la piscine, le quartier de la briquetterie, la place du marché, bibliothèque globe livre, usine Perrier…

Il y’a des personnages: Les anciens propriétaires du château de Renens, la famille Garcia (musiciens), Gilbert Bovay (ancien syndic), Samuel Henry Benjamin Doxa, Girardet, Philippe Mentha,…

Il ‘y a ensuite de certaines “thématiques“ qui émergent : -cyclique (le tram, la passerelle) – migratoire, transitoire (les entreprises, les ouvriers, la gare) “circulatoire“ (fluidité : est-ouest/rupture : nord-sud) inclusion/exclusion (identité spécifique à Renens, Chavannes, Crissier, Ecublens,…en même temps, on ne se rend pas compte du passage d’une commune à une autre)

Propositions d’idées pour d’autres repérages / stratégies narratives - (basées sur une discussion entre GW, PAM, PAL, UF).

- Tournage de nuit (à l’aube ou au coucher de soleil) -> cela permet une plus grande abstraction, de cibler l’attention sur une ambiance qui “sous tend” le lieu, de ne garder que ce qui est fixe et “d’oublier” ce qui est en mouvement, de faire sortir les couleurs etc

- Tournage en mouvement: à pied, caméra embarqué sur vélo, refaire des prises de son avec perche et (bonnette anti-vent + parapluie…) -> faire subir “l’effet cinéma” au lieu: amplifier, contraster, perturber le lieu avec un mouvement classique (travelling latéral) ou décalé (mouvements singuliers)

- Visite chez les gens et/ ou se faire visiter les maisons privés (cf voir le film réalisé sur ce principe par le réalisateur de L’An Zéro), se faire écouter les musiques composées dans les garages ou les chambre d’ados (cf une partie de l’underground, des courants musicaux de Manchester, Liverpool se sont fait dans les garages de pavillons privés) -> faire passer “l’énergie” dont est chargée un espace

- Suivre, s’entretenir avec des personnes ayant un rôle ou une activité qui les amènent à être mobile dans la région de Renens, comme par exemple: des musiciens d’une fanfare ambulante ou d’une orchestre municipal, un livreur de pizza, un taximan, un chauffeur(se) de bus, pompier(e), géomètre, chauffagiste, policier(e), brigade de stupéfiants, détectives privés, ramoneur, ambulancier(e), recruteur de religions diverses voire obscures (genre église évangeliste), vendeurs d’adsl, câble, promeneurs de chiens, babysitter, infirmier, kiné-ostéopathe, SOS médecin, joggeurs du dimanche, chasseurs, croque-morts… des guides de villes (réelles; imaginaires) nous emmènent ailleurs, des vecteurs humains pour redonner une échelle (une profondeur, une mise en abîme, …) singulière au lieu qui nous intéresse.

- L’homme invisible (cf Marco Poloni, lien à venir) comme exemple d’une stratégie narrative qui travaille sur l’invisibilité / l’absence visuelle de l’objet de la narration dans le champs représenté. Transposition dans d’autres médiums (l’inaudible / l’impalpable) -> cela permet de mettre en route un suspens, une recherche, un regard actif… L’autre intérêt de cette stratégie est la réduction / simplification / obsession sur une seule composante de la réalité / représentation de celle ci.

- L’objet invisible -> le comportement / regard générique (cf travail photographique cité par Pascal Amphoux). Trouver des moments / lieux dans lesquels il est possible de capter des postures semblables chez des passants - l’objet de l’attention est hors champs, mais existe véritablement (contrairement à ci dessus).
Exemple: attente au feu rouge, regard levé vers des affichages etc. Le but étant de décontextualiser cette posture et de pouvoir se concentrer juste sur le regard et l’attention (ou le vide).

- Limites -> travailler sur les limites (du territoire, du système)

- etc etc (à compléter)

Outils utilisables:

- Caméra film (super-8 / 16mm -> attention aux frais de peliculle et de labo!)

- Caméra vidéo (SD et HD). Nous aurons à disposition une caméra HVX-200 de Panasonic (du DVCPRO HD)

- Appareil photo

- Enregistreur son professionnel

- Téléphone portable

- Webcam (depuis chez un habitant; mobile)

- Dictaphone

- etc